31 universités imposent des frais supplémentaires illégaux

Les inscriptions à l’université débutent et les étudiants vont devoir régler leurs frais d’inscription. Mais 31 universités pratiquent des tarifs supplémentaires illégaux.

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Les frais supplémentaires sont légaux à certaines conditions ©ThinkStock

En France, les frais d’inscription dans une université ou dans une école d’ingénieur sont déterminés par décret. Pour une licence, il ne devrait normalement pas en coûter plus de 181 euros à l’étudiant et 250 euros pour un master. Cependant le syndicat étudiant Unef a rendu son rapport sur les frais d’inscription illégaux, publié par Europe 1, et révèle que 31 universités facturent des frais supplémentaires illégaux.

D’après les textes de loi, les établissements peuvent légalement facturer des frais supplémentaires à leurs étudiants. Mais il faut que ceux-ci soient facultatifs et permettent aux étudiants de participer à des activités optionnelles.

800 euros pour étudier à Grenoble 2

En tête du palmarès réalisé par l’Unef, l’université Grenoble 2 qui impose des frais de 800 euros pour un de ses cursus. Ce classement permet à la justice de condamner les universités à rembourser les frais illégaux exigés pour s’inscrire. Cette technique est plutôt efficace puisque, année après année, le nombre d’universités diminue. L’année dernière, 40 établissements étaient visés. Malgré cela, l’université de Grenoble est toujours présente dans le classement, alors même qu’elle a déjà été condamnée.

Pour continuer à gonfler leurs frais, les universités ont mis en place des stratagèmes. Les décrets encadrent les tarifs des diplômes nationaux ou dits « d’Etat », les universités proposent donc maintenant d’autres cursus libérés de cette législation. Les établissements appellent cela des diplômes d’université (DU) et peuvent, à leur guise, imposer des frais d’inscription aussi exorbitants qu’ils le souhaitent.

L’université d’Aix Marseille propose ainsi un diplôme à 9 000 euros. L’Unef dénonce, in fine, une sélection sociale accrue à l’entrée de certains diplômes.

Maëla Priolet