57% des diplômés 2011 sans emploi en avril 2012

Il ressort de la nouvelle étude publiée par l’AFIJ un constat alarmant sur l’emploi des jeunes diplômés. En avril 2012 pratiquement un tiers des jeunes diplômés en 2011 n’ont toujours occupé aucun emploi.

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57% des diplômés 2011 sans emploi en avril 2012 ©ThinkStock

Selon une étude de l’Association pour faciliter l’insertion professionnelle des jeunes diplômés (AFIJ) publiée mardi, 57%, donc plus de la moitié plus de la moitié, des jeunes diplômés 2011 sont sans emploi en avril 2012. Et parmi les 43% de ceux qui sont actuellement en poste, pour seulement 58% il s’agit d’un contrat durable. Et enfin près du tiers de ceux qui ont décroché leur diplôme en 2011 n’a occupé aucun poste depuis la fin de ses études.

L’étude a été réalisée sur un échantillon de 1 065 jeunes qui étaient inscrits à l’AFIJ et qui attestaient au moins d’un diplôme de bac+2. Il ressort des résultats de cette enquête que l’insertion professionnelle des jeunes diplômés sur le marché du travail n’est pas linéaire. Ainsi ces jeunes diplômés de 2011 ont tout d’abord dû alterner période de chômage, « jobs alimentaires » et contrats de courte durée, avant d’avoir accès à un emploi stable. C’est d’ailleurs un phénomène que l’on retrouve au niveau mondial d’après une étude de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) publiée la semaine dernière.

Des jobs provisoires en attendant

Parmi les jeunes diplômés en 2011 et sans emploi en avril 2012, 44% ont pourtant occupé un poste depuis l’obtention de leur diplôme. Mais il s’agissait d’un emploi sur une période courte. Moins de 3 mois dans 56% des cas, de 3 à 6 mois dans 36% des cas, plus de 6 mois dans seulement 8% des cas. «L’entrée dans la vie active apparaît toujours longue», commente l’AFIJ.

Si certain pour ne pas rester inactifs ont trouvé des emplois à occuper, pour 61% il s’agissait d’un emploi « d’attente », sans réelle adéquation avec le diplôme obtenu. Cependant, 32% des diplômés 2011 n’ont toujours occupé aucun poste depuis l’obtention de leur diplôme.

Le plus inquiétant est certainement que chez jeunes diplômés, l’heure est à la résignation. En effet dans le rapport de l’OIT, l’organisation notait que la crise économique a rendu les emplois temporaires « de plus en plus acceptable » pour les jeunes.

Pour aller plus loin, vous pouvez lire notre article sur les réseaux socio-professionnels.

Maëla Priolet