A 29 ans, l’homme le plus grand du monde a fini sa croissance !

Sultan Kösen, l’homme le plus grand du monde avec ses 2,51 mètres, est officiellement guéri de sa tumeur au cerveau qui produisait des hormones de croissance en continu. Opéré en 2010 aux Etats-Unis, il fallait attendre deux ans pour être sûr de l’efficacité de l’opération. A 29 ans, la croissance du géant turc est enfin terminée.

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A 29 ans, le Turc Sultan Kösen a enfin terminé sa croissance. Et il était temps puisqu’il culmine désormais à 2,51 mètres, ce qui fait de lui l’homme vivant le plus grand du monde après vérification par le livre Guinness des records. Même si ce fermier reconnaît que sa très grande taille lui octroie quelques avantages comme changer une ampoule ou installer des rideaux sans monter sur une chaise (ne soyez pas jaloux), elle constitue surtout un énorme handicap. Il doit en effet dans arrêt se courber dès qu’il entre dans une pièce et ne trouve aucun vêtement à sa taille si ce n’est du sur-mesure.

Un gigantisme causé par une tumeur de l’hypophyse

Ce gigantisme n’a rien d’héréditaire mais est lié au contraire à une maladie, une tumeur de l’hypophyse (à la base du cerveau) qui entrainait une production d’hormones de croissance dans des proportions démesurées. Au fil des années, en grossissant, elle a obligé Sultan Kösen à se déplacer avec des béquilles et lui a causé des troubles de la vision en pressant sur ses nerfs optiques. A trois reprises, il s’est fait opéré pour se la faire retirer, mais à chaque fois ce fut un échec, la tumeur étant trop coriace.

Sa santé n’est plus en danger

Finalement, la quatrième opération, réalisée aux Etats-Unis au centre médical de l’université de Virginie, fut la bonne. Elle a été effectuée en 2010 mais un délai de deux ans était nécessaire pour affirmer avec certitude son efficacité. Pratiquée à l’aide d’une technique nouvelle d’opération, les rayons gamma, la tumeur a fini par partir et la courbe de croissance de notre géant s’est stabilisée. On n’ira pas jusqu’à dire qu’il peut désormais prétendre à une vie « normale », mais au moins sa santé n’est plus en danger.

Adrien Guiset