À la puberté on a besoin de sel, mais pas trop !

Le congrès de l’European Society of Endocrinology 2015 a eu lieu cette semaine à Dublin. À cette occasion, des chercheurs américains ont expliqué que l’excès de sel mais aussi son absence retarderait la puberté.

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Le sel, retardateur de croissance ! ©ShutterStock

Plus d’un million de personnes dans le monde meurent chaque année parce qu’elles auraient consommé trop de sel, révélait l’année dernière une étude américaine. Abuser de ce condiment peut en effet provoquer des effets néfastes sur la santé. Le sel pourrait notamment retarder la puberté, démontrent des chercheurs de l’université du Wyoming dans des travaux présentés le 16 mai à Dublin (Irlande) lors du 17ème congrès de l’European Society of Endocrinology.

Au départ, les scientifiques voulaient savoir comment la consommation de sel pouvait influencer l’apparition de la puberté. Pour cela, ils en ont administré trois doses journalières différentes à trois groupes de rats : le premier recevait une portion trois à quatre fois supérieure aux recommandations pour l’Homme, les quantités du second étaient normales et le régime du dernier était dépourvu de sel.

Puberté : le sel, ni bon ni mauvais

À la fin de ces expérimentations, les chercheurs ont remarqué que la surconsommation de sel pouvait ralentir le déclenchement de la puberté et, plus étonnant, que son absence la retardait également. Or, plusieurs études ont déjà prouvé qu’une puberté tardive engendrait des troubles du comportement, du stress mais aussi une baisse des capacités reproductives.

Dori Pitynski, principale auteure de l’étude, explique que le condiment influencerait les changements hormonaux à l’origine de la puberté. Pour elle, cette recherche est inédite car c’est la première à montrer l’influence du sel sur la puberté : « On sait que les régimes très gras accélèrent la survenue de la puberté mais notre étude montre que les rats qui reçoivent une alimentation à forte teneur en sel, même en l’absence de graisses, rencontreront un retard de puberté ».

En résumé, il vaut mieux suivre le conseil du gouvernement : « Pour votre santé, évitez de manger trop gras, trop sucré, trop salé ».

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Yuna Boudré