Accès aux soins : les Français déplorent les inégalités

Selon une récente étude, la plupart des Français estiment que ceux qui ont de l'argent ont plus de chance d'être soignés correctement. Ainsi, seuls 42 % des sondés pensent que tous les patients sont traités de manière équitable.

0
814
Selon 92 % des sondés, ceux qui ont de l'argent « ont plus de possibilités de se faire bien soigner ». ©ShutterStock

Notre système de santé est-il inégalitaire ? Oui, répondent de manière générale les personnes interrogées dans le cadre d’un sondage Ipsos sur l’égalité d’accès aux soins, publié le lundi 19 mai. La plupart des Français estiment ainsi qu’il existe une médecine à deux vitesses.

Plus d’argent = meilleurs soins ?

L’enquête à été réalisée pour la Fédération hospitalière de France (FHF), qui représente 1 000 hôpitaux et environ 3 800 établissements médico-sociaux. Dans le détail, 58 % des sondés pensent que tous les patients ne sont pas traités de manière équitable. Selon 92 % des Français questionnés par Ipsos, ceux qui ont de l’argent « ont plus de possibilités de se faire bien soigner ». 74 % sont persuadés que les innovations et les meilleurs traitements « ne sont pas proposés à tous les patients ».

Les Français pensent qu’il y a trop de prescriptions inutiles

Par ailleurs, la moitié des sondés affirme avoir au moins une fois renoncé à consulter un médecin ou à effectuer des soins à cause d’un coût trop élevé. Le manque d’argent n’est pas le seul facteur d’inégalités selon les Français. 75 % des personnes interrogées pensent que les patients se font plus au moins bien soignés en fonction de l’endroit où ils vivent, les meilleurs médecins étant souvent regroupés dans les grandes villes.

La majorité des sondés (84 %) estiment, par ailleurs, qu’il y a trop de prescriptions inutiles. Pour améliorer le système, les Français pensent qu’il faudrait une meilleure coopération entre les établissement d’une même zone géographique (96 % citent cette solution) ainsi qu’une participation des structures de soins et des médecins bénéficiant de financements publics aux soins la nuit, le week-end et les jours fériés (83 %).

Le sondage a été mené du 28 avril au 6 mai 2014 auprès de 1 002 personnes constituant un échantillon représentatif de la population.

Sur le même thème :

Lire aussi : Hôpitaux – Des soins totalement gratuits ?

Lire aussi : Un Français sur cinq ne se soigne pas pour raisons financières

Damien Rigat