Adopter une bonne hygiène de vie pour lutter contre le vieillissement cellulaire prématuré

Manger sain, faire du sport et de la méditation permettrait de lutter contre le vieillissement cellulaire prématuré. Un espoir pour ceux qui pensaient que leurs mauvais gènes étaient une fatalité.

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Faire de la méditation aurait une influence positive sur le vieillissement cellulaire ©ThinkStock

On le sait déjà, l’hygiène de vie a une importance capitale pour la santé. Ce fait vient, une fois de plus, d’être confirmé par une étude de l’Institut de médecine préventive de l’Université de Californie (Etats-Unis). Publiés sur le site de The Lancet Oncology ce mardi 17 septembre, leurs travaux prouvent qu’une bonne alimentation, du sport et de la relaxation, peuvent bel et bien augmenter l’espérance de vie.

Cette étude pilote a été menée auprès de trente-cinq hommes, à qui l’on a diagnostiqués un cancer de la prostate à très faible risque d’évolution. Tous avaient choisi de ne pas suivre de thérapies conventionnelles, type chirurgie ou radiothérapie. A la place, ils avaient préféré être activement suivis afin que les médecins surveillent l’évolution de leur maladie.

Parmi ces hommes, dix ont dû modifier leur mode de vie. Au programme : nourriture saine, réduction des graisses saturées, activité physique régulière et méditation. L’ensemble de ces activités était associé à une rencontre hebdomadaire de soutien collectif. Pendant ces cinq ans d’étude, les chercheurs ont observé les télomères des participants. Comme le rappelle l’équipe du Pr Ornish, les télomères sont situés aux extrémités des chromosomes, zones dont l’ADN joue un rôle-clef dans le maintien de la stabilité de ces derniers.

Les risques génétiques ne sont plus une fatalité

Au bout de la cinquième année, les scientifiques ont constaté que la longueur des télomères des participants ayant modifié leur mode de vie avait augmenté de 10 %. A l’inverse, la longueur des télomères des hommes du second groupe avait perdu 3 %. Les chercheurs en ont déduit que la réduction ou l’augmentation de ces télomères reflétait le vieillissement des cellules et donc l’âge biologique de chacun. Leur raccourcissement peut être associé à différentes affections, comme le cancer ou les maladies cardiovasculaires, conduisant à des morts prématurées.

Mais ce n’est pas tout. Les chercheurs ont également constaté que plus les modifications comportementales étaient importantes, plus l’allongement des télomères était grand. « Les implications de cette étude pilote de petite taille peuvent aller bien au-delà des hommes ayant un cancer de la prostate, souligne le Pr Ornisch. Si elle est validée par des essais contrôlés randomisés de grande envergure, ces modifications dans le style de vie seront de nature à réduire le risque de mortalité prématurée dans un grand nombre de maladies. »

En plus de conseiller une bonne hygiène de vie, cette étude prouve que les risques génétiques peuvent être minimisés grâce à quelques bonnes habitudes. Il ne faut pas les considérer comme une fatalité.

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Mathilde Bourge