Aimer ses voisins réduit le risque d’infarctus

Selon une étude américaine, avoir de bonnes relations de voisinage réduirait de 67 % le risque de crise cardiaque.

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Avoir de bonnes relations de voisinage réduit de 67 % le risque d'infarctus. ©ShutterStock

Des études ont déjà démontré que le bruit, la pollution ou encore la densité de certains restaurants, pouvaient avoir un impact négatif sur la santé cardiovasculaire. Mais, à l’inverse, quel type d’atmosphère serait bonne pour le cœur ? Des chercheurs de l’Université du Michigan (Etats-Unis) se sont penchés sur la question et ont constaté l’importance des relations de voisinage. Leur étude, publiée mardi 18 août dans le Journal of Epidemiology and Community Health, montre qu’aimer ses voisins et vivre dans une ambiance de cohésion sociale protège du risque d’infarctus. Oubliez dès maintenant les prises de bec pour une haie mal taillée ou un chien qui aboie un peu trop bruyamment…

L’étude a été menée pendant quatre ans, sur 5 000 sujets âgés d’environ 70 ans dont deux tiers de femmes. Aucun n’avait de problème cardiaque connu au début de l’expérience. Les chercheurs leur ont demandé de noter, sur une échelle de 1 à 7, « leur sentiment d’appartenance à la communauté, l’existence de voisins susceptibles de les aider en cas de problèmes ou encore leur confiance dans la majorité des habitants du quartier. »

Risque d’infarctus réduit de 67 %

En prenant en compte les évaluations des 148 personnes décédées d’une crise cardiaque au cours de ces quatre années et de celles n’ayant eu aucun problème cardiovasculaire, les chercheurs sont parvenus au chiffre suivant : les bonnes relations de voisinage réduit de 67 % le risque d’infarctus !

Pour Eric Kim, l’un des chercheurs, ce bénéfice est « significatif » et « à peu près comparable à celui observé entre un fumeur et un non fumeur ». Il précise que les facteurs tels que l’âge, le sexe, le statut marital, le poids, le mode de vie ou encore les problèmes de santé (diabète, hypertension artérielle…) ont été pris en compte dans les résultats. En revanche, l’équipe a écarté le facteur génétique, parfois en cause dans les problèmes cardiovasculaires. Difficile, donc, de tirer des conclusions définitives de cette étude. 

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Thomas Levy