Alcool et grossesse : seuls 25% des Français sont conscients des risques

Selon une enquête de l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes), seulement un quart des Français estime que la consommation d’alcool pendant la grossesse comporte des risques pour l’enfant.

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Alcool et grossesse : seuls 25% des Français sont conscients des risques ©ShutterStock

Le message n’est toujours pas passé. Seuls 25% des Français sont conscients des risques de l’alcool sur le nouveau-né. C’est ce que révèle l’enquête* réalisée par BVA pour l’Inpes à l’occasion de la Journée internationale du Syndrome d’Alcoolisation Fœtale (SAF), ce mercredi 9 septembre.

Pour la majorité des personnes interrogées (86%), les risques n’arrivent qu’en cas de consommation excessive et 18% des Français estiment qu’une femme enceinte peut boire quelques gorgées d’alcool de temps en temps sans prendre de risque pour l’enfant. Et 37% pensent que les risques n’apparaissent pour le bébé qu’à partir d’une consommation quotidienne d’alcool.

La banalisation de l’alcool inquiète l’Inpes qui prend conscience que les risques liés à une consommation importante sont peu connus. « La consommation d’alcool est en forte augmentation chez les femmes et notamment chez les étudiants », déplore le Dr François Bourdillon, directeur général de l’Institut.

Quels sont les risques ?

Une consommation même très modérée pendant la grossesse est dangereuse et entraîne des conséquences irréversibles sur le développement de l’enfant. À n’importe quel stade de la grossesse, l’alcool circule au travers de la barrière placentaire et touche donc directement le bébé. Les symptômes sont nombreux : retards de croissance, troubles de l’alimentation et du langage, malformations d’organes et du squelette, difficultés d’apprentissage scolaire…

Pour rappeler, la consommation d’alcool est également interdite lors de l’allaitement.

Chaque année en France, 800 000 bébés naissent en moyenne et parmi eux, 8000 souffrent du syndrome d’alcoolisation fœtale (SAF). La forme d’atteinte la plus grave de l’exposition prénatale à l’alcool.

* Enquête réalisée du 25 au 27 juin dernier auprès d’un échantillon représentatif de 1005 personnes de plus de 15 ans.

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Marine Vautrin