Alcool : une nouvelle campagne pour « dire non au verre de trop »

L'Inpes vient de lancer deux nouveaux spots contre l'alcool. L'idée étant de mettre en valeur celui qui dit non au verre de trop.

0
1909
La soif, c'est comme la faim. Quand on n'en veut plus, il faut savoir dire non ©DR

Une nouvelle campagne de prévention contre l’alcool vient d’être lancée en France. Mais pour une fois, ces spots ne dénoncent pas « les dangers liés à la consommation d’alcool, mais valorise les moyens d’agir au quotidien pour refuser le verre de trop », a indiqué l’Inpes dans un communiqué.

« Synonyme de convivialité, l’alcool se boit entre amis, en famille (…) et refuser un verre n’est pas toujours facile », souligne l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé. « L’objectif n’est pas de diaboliser l’alcool mais de mettre en situation le comportement responsable et malin d’une personne en capacité de refuser un verre supplémentaire sans passer pour un ringard », explique l’Inpes.

Deux spots, diffusés par cet organisme de la santé publique, montrent des scènes très réalistes de la vie quotidienne. Dans le premier, on assiste à la conversation de deux amis à la fin d’un repas. L’un insiste pour que l’autre reprenne un verre. Ce dernier lui fait comprendre qu’il n’en a pas envie en invitant son ami à se resservir à manger alors qu’il n’a plus faim.

Dans le second, un groupe d’amis est dans un bar et l’un d’entre eux refuse le verre de trop. « T’es pas cool », lui balance l’un de ses copains. Ce à quoi le principal intéressé répond : « Ah ! Je ne savais qu’il fallait reprendre un verre pour être cool ».

Alcool : 49 000 morts en 2009

Après le tabac, l’alcool est la deuxième cause évitable de mortalité en France. Selon une récente étude de l’Institut Gustave-Roussy, la boisson a tué près de 49 000 personnes en 2009. « Si la consommation globale a diminué en France, le nombre d’ivresses déclarées et d’hospitalisations dues à l’alcool est en hausse : il faut donc continuer à débanaliser le produit », souligne l’Inpes.

Mathilde Bourge