Bac de philo : une prof à l’origine d’une fuite ?

Une enseignante qui surveillait les épreuves du baccalauréat lundi aurait communiqué par texto les sujets de philosophie. L'information se serait retrouvée sur internet quelques minutes après le début de l'examen.

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L'auteur d'une fuite au baccalauréat risque 9 000 euros d'amende et jusqu'à trois ans d'emprisonnement. ©ShutterStock

Il n’y a pas vraiment eu fraude. Il s’agit plutôt d’une maladresse. Une surveillante du baccalauréat a permis la mise en ligne des sujets de philosophie après les avoir envoyés par texto une dizaine de minutes après le début de l’épreuve, lundi matin. Cette information a été révélée par l’AFP, qui aurait été en contact avec une source proche du dossier hier soir.

Bac 2014 : les sujets n’ont été visibles sur internet que quelques minutes

« Les profs qui surveillent les épreuves font parfois la navette d’une salle à l’autre et l’une de ces personnes en a profité pour envoyer un SMS », explique une autre source. Les intitulés ont été diffusés sur E-orientations.com quelques minutes après 8 heures. L’enseignante en question et le rédacteur en chef du site ont été entendus par les gendarmes en charge de l’affaire.

En apprenant la fuite, le ministère de l’Éducation nationale a immédiatement réagi et a permis de faire retirer les sujets du site, qui n’ont été visibles que pendant une courte durée. Le hic : des internautes à l’affût ont eu le temps de les voir et ont fait part de leur découverte sur les réseaux sociaux.

Bac : l’auteur d’une fuite risque jusqu’à trois ans d’emprisonnement

Ce problème de fuite n’est pas le premier cette année. Mardi 17 juin, une jeune fille est allée dans un commissariat de police de la banlieue parisienne pour se dénoncer : elle explique avoir donné les sujets de philosophie de la filière littéraire et ceux de la filière économique et sociale sur son compte Twitter seulement trente minutes après le début de l’examen. Normalement, les sujets sont rendus publics une heure après le lancement de l’épreuve, lorsque les retardataires ne peuvent plus entrer dans la salle pour composer. Cette année, le délai avait été prolongé d’une demi-heure en raison de la grève SNCF.

Finalement, la brigade nationale en charge de la lutte contre la cybercriminalité a laissé repartir la jeune fille. Rappelons que l’auteur d’une fuite risque 9 000 euros d’amende et jusqu’à trois ans d’emprisonnement.

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Damien Rigat