Bientôt une glace qui ne fond (presque) pas

Petite révolution, des chercheurs britanniques ont trouvé le moyen de ralentir la fonte de la crème glacée grâce à une protéine naturelle.

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Bientôt une glace qui ne fond (presque) pas ©ShutterStock

La glace qui dégouline et les mains qui collent seront bientôt du passé. Une équipe de chercheurs britanniques des universités écossaises d’Édimbourg et de Dundee ont en effet découvert le moyen de ralentir la fonte de la crème glacée, y compris par forte chaleur, grâce à une protéine. La découverte a été publiée ce lundi 31 août.

Les glaces ainsi obtenues seraient aussi moins riches en acides gras saturés et moins caloriques. Une bonne nouvelle pour notre ligne. Les scientifiques ont ajouté à la recette de la crème glacée une protéine naturelle appelée BsIA, présenté dans certains aliments et qui joue un rôle de bouclier.

Cette « protéine, expliquent-ils, agit en s’agrippant aux cellules graisseuses et aux bulles d’air (contenues dans les glaces), permettant de les rendre plus stables dans un mélange ». Par conséquent, les glaces « restent gelées plus longtemps », sans que leur onctuosité n’en soit pour autant affectée.

Sur le marché d’ici trois à cinq ans

Cette petite révolution pourrait en effet faciliter le travail des fabricants et des distributeurs de glaces. Cette nouvelle recette permet une conservation du produit à des températures moins basses et offre de nouvelles perspectives aux consommateurs.

Mais avant de pouvoir déguster une crème glacée au soleil sans qu’elle ne fonde rapidement, il faudra patienter. Les chercheurs espèrent pouvoir introduire ce nouveau procédé sur le marché d’ici trois à cinq ans.

Le chocolat qui ne fond pas fera également son apparition vers 2018. C’est le fabricant suisse Barry Callebau qui le commercialisera.

À quand le Nutella qui ne fera pas grossir ?


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Marine Vautrin