Cancer du sein : découverte d’une nouvelle mutation génétique

Des chercheurs britanniques viennent de découvrir une nouvelle mutation génétique de risque de cancer du sein. Les femmes porteuses du gène PALB2 multiplieraient par 3 les chances de développer un cancer du sein.

0
1148
Cette mutation du gène PALB2, si elle reste rare dans la population, serait responsable de 2,4 % des cancers du sein à profil familial. ©ShutterStock

Si les statistiques montrent qu’une femme sur dix développera un cancer du sein, toutes ne sont pas à égalité devant ce risque. On sait que certaines mutations génétiques multiplient le risque de développer le cancer du sein, et jusqu’ici seuls deux étaient recensés : les gènes BRCA1 et BRCA2. Mais une nouvelle forme de mutation génétique vient d’être découverte : PALB2.

PALB2 : de risques multipliés par 7

Une avancée qui a son importance puisque « depuis la découverte des mutations des gènes BRCA1 et BRCA2 dans le milieu des années 1990, aucun autre gène d’une importance similaire pour le cancer du sein n’avait été découvert » souligne le Dr Marc Tischkowitz, du département génétique médicale de l’université de Cambridge et auteur de cette étude.

Selon les chercheurs britanniques de l’université de Cambridge, la mutation du gène PALB2 augmenterait de 35 % le risque de développer un cancer du sein chez les femmes âgées de moins de 70 ans. Leurs travaux, publiés dans la revue scientifique New England Journal Of Medecine, et effectués sur 154 familles dans huit pays différents, soit 311 femmes au total, montrent que le risque associé aux mutations sur PALB2 est multiplié par 7 chez les femmes de moins de 50 ans.

8 900 test génétiques effectués en France

Cette mutation du gène PALB2, si elle reste rare dans la population, serait responsable de 2,4 % des cancers du sein à profil familial. L’identification de cette nouvelle mutation génétique permettra de délivrer des conseils aux femmes. Dans le cas où elle serait porteuse de cette mutation, une surveillance rapprochée et un dépistage par IRM seront recommandés.

En France, ce sont 8 900 tests génétiques qui ont été réalisés en 2013, notamment pour vérifier la présence de mutation sur les gènes BRCA 1 et 2.

Sur le même sujet

Lire aussi : Comment limiter les risques de cancer du sein ?

Lire aussi : L’aspirine, une arme anti-cancer ?

Laurie Ferrère