Cancer : la stimulation ovarienne n’augmenterait pas les risques

La stimulation ovarienne, utilisée dans le cadre de traitements contre l'infertilité, n'augmenterait pas le risque de cancer de manière significative. Présentés hier, ces résultats d'une étude américaine contredisent d'autres travaux.

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La stimulation ovarienne consiste à stimuler le développement folliculaire avant, par exemple, une fécondation in vitro (FIV). - crédit photo : Image Point Fr ©ShutterStock

Des chercheurs américains assurent que la stimulation ovarienne n’augmenterait pas significativement le risque de cancer, contrairement à ce qu’avancent d’autres études. La stimulation ovarienne est une première étape de traitement contre l’infertilité. Elle consiste à stimuler le développement folliculaire avant, par exemple, une fécondation in vitro (FIV). Ces résultats ont été présentés le 30 juin à Munich lors de la conférence annuelle de la société européenne de reproduction humaine et d’embryologie (ESHRE).

Cancer et stimulation ovarienne : l’observation des patientes doit se poursuivre

La stimulation ovarienne augmente souvent les niveaux des principales hormones féminines (la progestérone et l’estradiol), qui, selon certains spécialistes, favoriseraient le développement de cancers hormono-dépendants comme ceux du sein, de l’utérus et de l’ovaire. L’équipe de scientifique a observé environ 10 000 femmes ayant bénéficié de ce type de traitement entre 1965 et 1988 dans cinq hôpitaux américains.

Au cours des trente ans de suivi, les chercheurs n’ont détecté aucun risque accru de cancer. Ils ont tout de même identifié un risque de cancer du sein supérieur à la moyenne chez quelques femmes ayant pris du citrate de clomiphène (Clomid) pendant une période plus longue (12 cycles ou plus) que celle habituellement prescrite.

Humberto Scoccia, de l’Université de l’Illinois (Chicago) et principal auteur de l’étude, a insisté sur la « puissance statistique » de ces travaux. D’après ses analyses, la situation est « globalement rassurante » mais il admet que la surveillance de ces femmes doit continuer car la plupart d’entre elles sont plutôt jeunes. Elles peuvent encore développer des cancers dans les années à venir.

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Damien Rigat