Cellules souches : un renouveau dans le monde médical ?

Des scientifiques japonais annoncent avoir trouvé une nouvelle méthode de culture des cellules souches. Un système simple qui pourrait changer le monde de la recherche médicale.

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En plus d'une méthode simple, les travaux réalisés pourraient réduire les coûts et les barrières techniques de la recherche. ©ThinkStock

La méthode paraît trop simpliste, et pourtant elle risque de changer de manière considérable la médecine régénératrice. Des chercheurs japonais du Riken Center for Developmental Biology auraient réussi à « rajeunir » des cellules matures en les ramenant à un stade similaire à celui des cellules souches embryonnaires.

Cellules souches : une méthode simple et révolutionnaire

Cette méthode publiée dans la revue scientifique Nature, qui consiste à modifier l’environnement des cellules, requiert un procédé simple et rapide : plonger des cellules de souris dans une solution acide pendant une demi-heure. Secouer pendant cinq minutes. Laisser reposer dans un milieu de culture. C’est prêt !

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Alors que la médecine régénératrice a pour but de réparer ou remplacer des tissus ou organes endommagés, afin de lutter contre de nombreuses maladies comme l’Alzheimer ou le cancer, ses méthodes actuelles sont controversées.

Cellules souches : des coûts et des moyens techniques réduits

Cette approche qualifiée de « révolutionnaire » par les scientifiques pourrait changer la donne de la recherche. Avec cette nouvelle technique, il n’y aurait plus besoin d’avoir recours à des embryons pour produire les précieuses cellules souches, ni de passer par des techniques complexes comme la manipulation du gène.

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En plus d’une méthode simple, les travaux réalisés pourraient réduire les coûts et les barrières techniques de la recherche, à condition de démontrer que la méthode est faisable chez l’humain et sans danger. Et c’est là que réside toute la difficulté.

Car comme l’explique le spécialiste des cellules souches du Kings College London, Dusko Illic, « son application clinique n’est pas pour demain car des précautions, comme pour les autres méthodes, doivent être prises ». A titre d’exemple, pour les cellules souches embryonnaires, il aura fallu attendre douze ans avant de faire le premier essai chez l’homme.

Laurie Ferrère