Charlie Hebdo : qu’est-ce que l’« alerte attentat » ?

Ce matin, les locaux de l'hebdomadaire Charlie Hebdo ont été la cible d'une fusillade. Très vite, le gouvernement a déclenché "l'alerte attentat", soit le niveau le plus élevé du plan Vigipirate, sur l'Ile-de-France. Qu'est-ce que change cette alerte pour les Franciliens ?

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Le plan alerte attentat décrit par le site du gouvernement. ©DR

Ce matin, une fusillade a éclaté dans le 11e arrondissement de Paris, dans l’immeuble abritant les locaux de l’hebdomadaire Charlie Hebdo. D’après les chiffres confirmés par François Hollande, le bilan provisoire fait état d’au moins douze morts et de quatre personnes grièvement blessées.

Des témoins de la scène expliquent avoir vu deux hommes vêtus de noir et cagoulés entrer dans l’immeuble avant de faire feu sur les employés du journal satirique. Si l’on ignore encore les motivations des tireurs, l’un des assaillants aurait crié « le prophète a été vengé » avant de prendre la fuite.

Le président de la République ne devrait pas tarder à arriver sur les lieux de la fusillade, tandis que Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, est sur place depuis ce midi. Matignon a d’ailleurs prévu une réunion ministérielle dès 14 heures pour établir de nouvelles règles de sécurité. En attendant, le plan Vigipirate a été relevé au niveau « alerte attentat », le niveau le plus élevé, dans toute l’Ile-de-France.

L’ « alerte attentats », ça change quoi ?

D’après le site du gouvernement, l’alerte attentat est mise en place lors de « menace imminente d’attentat ».

Concrètement, les habitants de l’Ile-de-France sont, jusqu’à nouvel ordre, interdits de stationnement aux abords des établissements scolaires.

De leur côté, les forces de l’ordre doivent procéder à un renforcement du contrôle des personnes, et les services de secours sont sur le qui-vive. Les forces armées viennent également renforcer les rangs de surveillance de la région.

Enfin, l’Etat active des cellules de crise auprès des ministères, préfectures et/ou des gestionnaires d’infrastructures sensibles selon la nature du danger.

Mathilde Bourge