Cinq conseils pour échapper au moustique-tigre

Le moustique-tigre inquiète les autorités sanitaires françaises. Pour tenter de limiter la propagation des maladies liées à l'insecte, comme le chikungunya, les instances de santé délivrent quelques conseils pour se protéger.

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Pour limiter au maximum le risque de piqûre, il est préférable de porter des vêtements longs et larges, en particulier la nuit. ©ThinkStock

Depuis le mois de mai, 267 cas suspects de dengue ou de chikungunya ont été signalés à l’Institut national de veille sanitaire (InVS). Parmi eux : 98 cas de chikungunya importés en métropole sont confirmés, soit seize de plus par rapport à la semaine dernière. Dix-huit départements sont actuellement placés sous surveillance. Selon les spécialistes, les moustiques-tigres – vecteurs des maladies citées – gagneraient environ 100 kilomètres tous les ans. Afin de réduire le risque de contamination, les autorités diffusent une liste de recommandations.

Moustique-tigre : s’éloigner des eaux stagnantes et sortir la moustiquaire

1. Éviter les eaux stagnantes. C’est le principal conseil à suivre. Les eaux stagnantes sont de véritables « gîtes larvaires », le lieu idéal pour un moustique qui s’apprête à pondre. Il faut compter entre 50 à 500 œufs par ponte. La prolifération de l’insecte peut être très rapide. Pour limiter les risques, il est conseillé de vider sa piscine personnelle, tout comme l’eau présente dans les pneus ou au-dessous des pots de fleurs, et de s’éloigner des troncs d’arbres, qui peuvent eux aussi abriter l’insecte.

2. Déployer la moustiquaire. La fameuse toile fait partie des outils les plus efficaces. Il est possible de l’installer autour d’un lit mais aussi d’une piscine. Elle permet surtout de protéger les bébés, généralement plus sensibles que les adultes aux produits anti-moustiques.

3. Mettre des vêtements adaptés. Pour limiter au maximum le risque de piqûre, il est préférable de porter des vêtements longs et larges, en particulier la nuit. Par ailleurs, il vaut mieux privilégier les couleurs claires car les moustiques sont attirés par les teintes sombres. Les spécialistes recommandent aussi d’imprégner ses pantalons et tee-shirts de répulsifs pour optimiser la protection.

Chikungunya : ne pas hésiter à aller consulter un médecin en cas de doute

4. Et les insecticides ? Sprays, larvicides, prises, bougies… les produits anti-moustiques sont faciles à trouver. Le petit problème c’est que la plupart des moustiques sont résistants aux insecticides. « Il faudrait entre 1 000 et 10 000 doses pour réussir à les tuer », explique à L’Express Anna Bella Failloux, entomologiste-médecin à l’Institut Pasteur.

5. Consulter un médecin dès les premiers symptômes. Les personnes de retour en France après un voyage dans une destination tropicale, les Antilles en tête, doivent être particulièrement vigilantes. En cas de fortes fièvres, de douleurs articulaires et/ou d’éruptions cutanées, il est fortement conseillé de consulter au plus vite un médecin afin d’effectuer des analyses. Cela va permettre de signaler le cas, s’il y a bien une maladie, pour limiter le risque de contamination. Le malade, lui, sera soigné en conséquence et devra se protéger des moustiques pour éviter que l’insecte n’infecte quelqu’un d’autre en cas de piqûre.

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Damien Rigat