Coca-Cola : une jeune femme serait morte d’overdose

Début 2010, une jeune Australienne est morte prématurément d’une crise cardiaque. Sa consommation excessive de Coca-Cola ne serait pas étrangère à son décès.

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Coca-Cola : une jeune femme serait morte d’overdose ©ThinkStock

On ne le dira jamais assez, il faut manger et boire de tout, mais en quantité raisonnable. Il faut croire que le message n’est pas arrivé jusqu’aux oreilles de Natasha Harris, jeune Australienne de 30 ans et mère de huit enfants, décédée d’une crise cardiaque en février 2010.

La jeune femme vivait en Nouvelle-Zélande et, dans ce pays, tous les décès anormaux font l’objet d’un examen par une instance juridique, dans le but d’une éventuelle modification de la politique en matière de santé. Selon un rapport du Docteur Dan Mornin, publié jeudi dernier, c’est la surconsommation de Coca-Cola qui aurait provoqué l’arrêt cardiaque de l’Australienne. En effet, la jeune femme buvait quotidiennement 8 à 10 litres de ce soda.

Boire autant de litres aurait provoqué chez la défunte une hypokaliémie, c’est-à-dire un déficit en potassium dans le sang. Ce type de carence peut provoquer des problèmes cardiaques.

« Elle était accro […]. La première chose qu’elle faisait en se levant c’était de boire un verre de Coca dans son lit et la dernière chose qu’elle faisait avant de se coucher c’était d’en boire un », raconte son compagnon dans les colonnes de The Guardian. Mais il ajoute également qu’elle mangeait peu et fumait beaucoup, ce qui n’a pas dû arranger son état de santé.

Le Coca-Cola, une drogue ?

La question qui se pose maintenant est : peut-on être accro au soda, tel un alcoolique qui ne pourrait se passer de sa dose quotidienne ? Le journal L’Express a interrogé le docteur Sarah Coscas, psychiatre addictologue à l’hôpital Paul Brousse. Selon elle, « une addiction biologique à un soda n’est pas scientifiquement prouvée ». Elle croit davantage à une addiction au sucre ou à la caféine, contenus en très grande quantité dans le Coca-Cola.

De son côté, la marque ne compte pas se laisser accuser aussi facilement. Karen Thompson, représentante de Coca en Océanie, rappelle qu’une « consommation raisonnable […] n’est en aucun cas dangereux pour la santé ». Une fois de plus, tout est question de modération.

Mathilde Bourge