Combien d’enseignants seront en grève, mardi 12 février ?

Selon le SNUipp, ils seront 58 % d'enseignants grévistes à l'échelle nationale, mardi 12 février. Le ministère annonce deux fois moins de participants au mouvement de protestation pour le report de la réforme sur les rythmes scolaires à la rentrée 2014.

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Les professeurs des écoles descendront dans la rue, mardi 12 février, non pas pour Mardi gras, mais pour réclamer le report de la réforme sur les rythmes scolaires. Le SNUipp-FSU, le principal syndicat des enseignants, annonçait 58 % de grévistes vendredi soir, d’après des données recueillies auprès de 82 départements, tandis que le ministère en prévoit 29 %… À chaque grève, la même guéguerre des chiffres.

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Grève 12 février : entre 15 et 90 % de grévistes selon les départements

Toujours selon le syndicat, la proportion d’enseignants en grève variera fortement selon les départements. Le document mis en ligne sur son site révèle qu’il faudra compter environ 80 % de grévistes à Paris. Cette fois, la mairie a annoncé qu’un service minimum d’accueil sera assuré dans 556 écoles (soit 84 % du total). 220 d’entre elles seront totalement touchées par la grève.

Le 22 janvier dernier, 90 % des instits parisiens avaient déjà cessé le travail pour protester contre la loi Peillon. Une mobilisation historique !  

Demain, la mobilisation promet d’être importante également dans les Alpes-Maritimes (87 %) et l’Isère (88 %). En revanche, dans l’Orne et en Haute-Savoie, seuls 15 % des professeurs des écoles s’étaient déclarés grévistes en fin de semaine dernière.

Grève du 12 février : des enseignants POUR le report de la réforme Peillon

Contrairement aux autres syndicats, le SNUipp-FSU ne demande pas l’abrogation du décret sur les nouveaux rythmes scolaires, mais son report à la rentrée 2014. Il parle de réforme « bricolée » et plaide pour une révision complète de l’école : « Cette réforme des rythmes insuffisamment préparée relègue au second plan des sujets essentiels pour une meilleure réussite des élèves : révision des programmes, scolarisation des tout-petits, revitalisation de la maternelle, avenir des RASED, Education prioritaire, direction d’école », peut-on lire sur son site.

Cinq syndicats minoritaires, la CGT-Ferc, la Fnec-FP FO, SUD Education, la CNT Education (anarcho-syndicaliste) et la FAEN, ont également appelé à une grève nationale mardi, mais avec un mot d’ordre différent : de « meilleures » conditions de travail et de salaires, l’abandon du projet de loi sur l’école et l’abrogation du décret sur les rythmes.

Ce fameux décret, déjà publié au Journal officiel, prévoit de rallonger la semaine de classe d’une demi-journée, en proposant des activités culturelles ou sportives aux enfants. Les communes ont jusqu’au 31 mars pour décider si elles renouent ou pas avec les semaines de quatre jours et demi dès la rentrée 2013, avec l’ajout du mercredi matin (ou samedi avec dérogation).

Thomas Levy