Confirmation de l’OMS : la pollution de l’air est cancérigène

L'air que l'on respire est-il dangereux ? Selon une branche spécialisée de l'OMS, la pollution atmosphérique est en effet cancérigène.

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La pollution de l'air est désormais reconnue "cancérigène certain" par l'OMS. ©ThinkStock

On s’en doutait déjà, voilà la confirmation. D’après une agence spécialisée de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la pollution de l’air est cancérigène. Les experts du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) ont déterminé qu’il existe suffisamment de preuves pour affirmer que la pollution atmosphérique provoque le cancer du poumon, et un risque accru de cancer de la vessie.

Pollution de l’air : un risque accru de cancer du poumon

Le directeur du CIRC, Christopher Wild, a annoncé ce jeudi 17 octobre à Genève que ce type de pollution était désormais classé dans la catégorie « cancérigène certain ». Les membres du CIRC estiment à 223 000 le nombre de personnes mortes d’un cancer du poumon lié à cette pollution.

On connaissait déjà les risques de maladies respiratoires et cardiaques, on en découvre avec ces conclusions les effets néfastes sur le développement du fœtus lors d’une grossesse. Mais aucun groupe particulier n’est considéré plus vulnérable : femmes, enfants, personnes âgées…

La pollution de l’air entraîne des maladies respiratoires

« L’air que nous respirons a été contaminé par un mélange de substances qui provoque le cancer », ajoute le docteur Kurt Straif du CIRC. On évoque des produits chimiques comme les gaz d’échappement des moteurs Diesel, les solvants et les poussières. Les entreprises sont également responsables de l’augmentation de la pollution atmosphérique.

Selon le Commissariat général au développement durable (CGDD), cette dernière coûte entre 0,7 et 1,7 milliard d’euros par an à la France, contre 18,3 milliards pour le tabac. Le coût total des cancers concernant les voies respiratoires oscillent entre 53 et 138 millions d’euros.

Le CIRC espère que des mesures seront prises par la communauté internationale pour réduire la pollution de l’air. La revue britannique The Lancet publiera leurs conclusions dans le détail la semaine prochaine.

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Charlotte Loisy