Corée du Nord : exécution au canon anti-aérien

Selon Séoul, Kim Jong-Un aurait fait exécuter son ancien ministre de la Défense par un canon anti-aérien. L’information n’a toujours pas été confirmée par la Corée du Nord.

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Les exécutions semblent être la marque du pouvoir de Kim Jong-Un, dirigent de la Corée du Nord depuis décembre 2011. ©Sipa

Motif de l’exécution ? Une sieste. Selon des informations rapportées par les agents du Service de Renseignement Nationaux (NIS) de la Corée du Sud, Kim Jong-Un aurait fait exécuter son ministre de la Défense pour « trahison ». L’homme, Hyon Yong Chol, âgé de 66 ans, aurait été placé sous le feu d’un canon anti-aérien sur un champ de tir, situé dans le camp d’entraînement de Kanggon, à quelques kilomètres de Pyongyang, la capitale de la Corée du Nord. L’information n’a toujours pas été confirmée.

Exécuté pour une sieste ?

Le ministre de la Défense de Corée du Nord été arrivé à ce poste il y a moins d’un an. Le mois dernier, Hyon Yong Chol a été écarté par Kim Jong-Un qui lui reprochait notamment d’avoir désobéi et de s’être endormi lors d’une manifestation militaire. Le ministre de la Défense ferait partie d’une quinzaine de responsables, dont deux vice-ministres, dont le dirigeant avait ordonné, en avril, le passage par les armes, pour avoir remis en cause son autorité.

L’exécution au canon anti-aérien a de quoi surprendre et acte encore une fois le caractère impitoyable de Kim Jong-Un. Cette méthode d’exécution serait destinée à frapper les esprits et réservée aux personnalités de haut rang dont le pouvoir veut faire un exemple. Et le ministre de la Défense, Hyon Yong Chol, n’est pas le premier.

Kim Jong-Un frustré politiquement

En août 2013, Kim Jong-Un aurait fait fusiller son ex-petite amie. Le 12 décembre 2013, Kim Jong-Un avait fait exécuter son oncle et mentor, Jang Song-taek, âgé de 67 ans. Il est également soupçonné d’avoir commandé l’empoissonnement de sa tante. Et environ 50 personnes auraient été exécutées en octobre 2014 pour avoir regardé des productions télévisées étrangères.

Les exécutions semblent être la marque du pouvoir de Kim Jong-Un, dirigent de la Corée du Nord depuis décembre 2011. Mais pour Yang Moo-Jin, professeur à l’Université de Séoul, Kim, en « dirigeant inexpérimenté », serait tenté « par des décisions provocantes et dramatiques ». Une attitude qui traduit, selon lui, « une situation inquiétante. Cela laisse entendre que Kim Jong-Un est frustré politiquement » explique le professeur.

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Joséphine Terreissa