Coucher un enfant à heure fixe favoriserait son développement

Des chercheurs anglais ont démontré que la régularité du coucher permettait un meilleur développement cérébral de l’enfant.

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Les filles seraient plus sensibles à la régularité du coucher que les garçons. ©ThinkStock

Contraindre les enfants à se coucher tous les soirs à la même heure serait bénéfique pour leur santé. Selon des scientifique de l’University College de Londres, un horaire de coucher irrégulier perturberait l’horloge biologique des enfants et, par conséquent, leur développement cérébral. Les résultats de cette étude ont été publiés le 8 juillet dans le Journal of Epidemiology and Community Health.

La régularité du coucher contribuerait au bon développement cérébral

« Si un jeune enfant se couche à des horaires irréguliers, il ne synthétise pas toutes les informations autour de lui et aura plus de difficultés lorsqu’il sera plus grand », explique Amanda Sacker, l’un des auteurs de l’étude.

Pour parvenir à cette conclusion, l’équipe de chercheurs a soumis à différents tests plus de 11 000 enfants anglais. Ils ont remarqué que l’heure du coucher n’avait pas vraiment d’incidence sur leurs performances. En revanche, la régularité de l’horaire de coucher avait un impact important sur leurs résultats. Les enfants se couchant chaque soir à la même heure auraient été globalement meilleurs que leurs camarades autres.

Régularité du coucher : les filles, plus sensibles que les garçons ?

Les effets seraient encore plus importants chez les enfants de trois ans. D’après leurs observations, les petits de cet âge soumis à un horaire de coucher non régulier ont davantage de difficultés que les autres en lecture, en mathématiques et en repérage dans l’espace.

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Par ailleurs, les scientifiques ont remarqué que les filles étaient plus sensibles à la régularité du coucher que les garçons. À l’âge de trois, cinq et sept ans, les filles qui se couchaient à des horaires irréguliers ont eu de moins bons résultats aux tests que les autres. Du côté des garçons, une différence a été observée dans « seulement » deux catégories d’âge sur trois.

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Damien Rigat