Découverte de « mini-dragons » en Amérique latine

Des chercheurs équatoriens viennent de découvrir trois espèces de « mini-dragons » en Amazonie. En réalité, il s'agit bien sûr de simples reptiles.

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Découverte de trois "mini-dragons". Photo d'illustration ©ShutterStock

Si les dragons avaient existé, ils auraient sans doute peuplé l’Amazonie ! Selon un article de ZooKeys publié le 6 avril, trois « mini-dragons » ont été découverts dans les forêts andines entre le Pérou et l’Équateur. À l’origine de cette trouvaille, des chercheurs de l’université catholique de Quito, capitale de l’Équateur, qui recensent les espèces de cette partie du globe.

En réalité, ces animaux n’ont rien en commun avec les bêtes mythiques cracheuses de feu, si ce n’est leur apparence. Ils sont en effet dotés d’une crête dentelée, caractéristique les faisant étrangement ressemblé aux créatures imaginaires.

« Mini-dragons » : une découverte rare

Ces reptiles appartiennent à la famille des Hoplocercidae, qui est subdivisée en plusieurs sous-groupes. Eux font partie de la catégorie des Enyalioides, située exclusivement dans la forêt amazonienne. À ce jour, seules quinze espèces différentes ont été classées dans cette communauté de sauriens.

Aussi appelés les « lézards de bois », les Enyalioides dorment sur des troncs d’arbres pour mieux se fondre dans le paysage et ne mangent que des insectes. Longs d’une quarantaine de centimètres, ce sont les plus gros lézards d’Amazonie.

Omar Torres, biologiste et principal auteur de l’article, est très heureux de voir qu’il reste encore beaucoup à apprendre sur les reptiles. Mais il s’inquiète de la déforestation et de la forte progression de l’agriculture, qui perturbent voire privent les animaux de leurs habitats. Il explique dans sa publication que le déboisement transforme le travail de classification de nouveaux spécimens en « course contre la montre ».

On recense actuellement plus de 6 000 espèces de lézards dans le monde, dont 213 sont au Pérou et 190 en Équateur. Il existe probablement plus de groupes de sauriens mais la destruction de leur habitat ralentit les recherches quand elle ne provoque pas leur disparition.

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Yuna Boudré