Découverte : « Godzilla », une nouvelle méga-planète rocheuse

2 ,3 fois plus grande et 17 fois plus lourde que la Terre, voici Kepler-10c, une nouvelle planète rocheuse découverte par la Nasa. Elle a été surnommée « Godzilla » en raison de ses dimensions dignes d’un montre.

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Kepler-10c, surnommée « Godzilla », est une planète 17 fois plus lourde que la Terre ©ShutterStock

La mission Kepler de la Nasa, l’agence spatiale américaine, a fait la découverte d’une nouvelle planète : Kepler-10c, ont annoncé ce lundi 2 juin des experts lors d’une rencontre à Boston (Etats-Unis) de l’American Astronomical Society. Située à 560 années-lumière de la Terre et présentant un diamètre de 29 000 kilomètres, cette méga-planète rocheuse est 2,3 fois plus grande, mais surtout 17 fois plus lourde que la Terre. Ce sont ces dimensions qui lui ont rapidement valu le surnom de « Godzilla », en référence au gigantesque monstre du cinéma.

« Godzilla » est une planète surprenante pour les astronomes, qui n’imaginaient pas avoir à étudier une étendue rocheuse aussi immense. En effet, plus la planète est grande, plus son attraction gravitationnelle lui fait amasser des quantités importantes d’hydrogène, la transformant en planète géante gazeuse, comme c’est le cas pour Jupiter. La mission Kepler pouvant seulement repérer les planètes, c’est un télescope situé sur les îles Canaries qui a permis de connaître la masse étonnante de Kepler 10-c. Aucun doute, cette dernière est bien rocheuse et non gazeuse.

Kepler-10c : trop chaude pour accueillir la vie

« Kepler-10c a dû conserver son atmosphère au cours de son existence, car la planète est suffisamment massive pour que l’atmosphère ne puisse s’échapper », indique Xavier Dumusque, du centre d’astrophysique Harvard-Smithsonian.

Godzilla tourne autour d’une étoile similaire au Soleil en 45 jours, mais à la différence de l’exoplantète Kepler-186f récemment découverte, la vie ne semble pas pouvoir se développer en raison de la chaleur.

Kepler-10c a au moins le mérite de démontrer que des grandes planètes rocheuses ont pu se former à une époque où l’univers contenait principalement de l’hydrogène et de l’hélium, mais très peu d’éléments lourds comme le silicium et le fer.

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Adrien Guiset