Découvrez « Grolar », entre ours brun et polaire

Au Canada, une nouvelle espère d'ours est apparu : le grolar. L'animal est le résultat d'un croisement entre l'ours brun et l'ours polaire.

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Le grolar est le croisement entre un ours brun et un ours polaire ©DR

Un nouveau type d’ours vient d’être découvert : le « grolar ». Contraction de Polar bear (ours polaire) et grizzly (ours brun), l’animal est apparu dans le nord du Canada. Des spécialistes se réunissent aujourd’hui à Paris pour discuter des caractéristiques de ce nouveau mammifère.

Comment est apparu le grolar ?

Tout comme la disparition de certaines espèces, l’apparition de nouveaux animaux s’explique souvent par le réchauffement climatique. L’ours blanc, contraint de se retrancher vers le sud du pays, rencontre de plus en plus l’ours brun, qui migre vers le nord. Résultat : les deux espèces se croisent, dans les deux sens du terme.

Rémy Marion, spécialiste de l’ours polaire interrogé par Le Figaro, refuse de parler de « nouvelle espèce ». « Il faudrait que le patrimoine génétique de l’hybride soit isolé. Ici ce n’est pas le cas », affirme-t-il.

Des « grolars » en France

Grâce à leurs similitudes génétiques, l’ours blanc et l’ours brun peuvent se reproduire. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que les spécialistes observent un « grolar », puisqu’une fusion avait déjà eu lieu il y a quarante ans en France. A l’époque, le zoo de Thoiry avait malencontreusement réuni les deux espèces dans un même enclos. De leur rencontre étaient nés plusieurs petits grolars.

L’arrivée de cette nouvelle « race » d’ours inquiète les scientifiques. Certains considèrent que le croisement des deux espèces pourrait précipiter la disparition de l’ours blanc, tandis que d’autres mettent en avant le risque de troubles physiques et comportementaux. Les grolars pourraient par exemple avoir des difficultés à résister aussi bien que l’ours blanc au froid.

A l’inverse, d’autres experts estiment que le grolar pourrait sauver l’ours blanc, fortement menacé par le réchauffement climatique.

Mathilde Bourge