Départementales : top 5 des infos à retenir

Hier, dimanche 22 mars, s'est tenu le premier tour des élections départementales. Victoire de l'UMP, ascension du FN, coup dur pour le PS... Réponse à tout fait le bilan.

0
1046
Le Front national sera présent au second tour des Départementales dans plus de la moitié des cantons à échelle nationale. - crédit photo : Lisa S. ©ShutterStock

Non, le Front national n’est pas devenu le premier parti de France comme il l’espérait tant. Mais il arrive tout de même en deuxième position à l’issue de ce premier tour des élections départementales, juste derrière l’Union pour un mouvement populaire et devant le Parti socialiste. Voici, en cinq points, ce qu’il faut retenir de ce scrutin du 22 mars.

1. Départementales : presque 50 % d’abstention

Aux alentours de 3 heures du matin, le taux d’abstention était de 49,82 %, selon une totalisation partielle du ministère de l’Intérieur (sur 86 % des inscrits). Bien que relativement élevé, ce taux est pourtant bien inférieur à celui constaté au premier tour des Cantonales de 2011 (55,68 %). Il est néanmoins nettement supérieur aux élections de 2008 (35,13 %).

Notons, par ailleurs, qu’il existe d’importantes disparités territoriales. On relève ainsi 55,06 % d’abstention en Seine-et-Marne et 55,13 % en Moselle, contre 33,89 % en Lozère.

2. Départementales : l’UMP est en tête

L’UMP est le grand vainqueur de ce premier tour. Le parti et ses alliés sont en tête dans 821 cantons, soit plus de 41 % des cantons dépouillés, et les partis dits « de divers droite » dans 195 (9,78 %). Arrive en deuxième position le PS et ses alliés : 512 cantons (plus de 25 %). Les divers gauche, eux, sont leaders dans 81 cantons (plus de 4 %). Vient ensuite le FN, qui arrive en tête dans 322 cantons (16,15 %).

Nicolas Sarkozy, le président de l’UMP, a précisé qu’il n’appellera « à voter ni pour le FN, avec qui nous n’avons rien en commun, ni pour le PS, dont nous ne partageons pas les choix » dans les cantons « dans lesquels nos candidats ne sont pas présents au second tour » (Le Monde).

Cette victoire galvanise le patron de l’UMP, dont l’entourage ne manque pas de rappeler qu’il signe là un retour réussi en politique. « Il faut relativiser, tempère néanmoins Gérald Darmanin, député-maire de Tourcoing et secrétaire général adjoint de l’UMP chargé des élections (Le Monde). Car le scrutin d’aujourd’hui rassemble seulement près de 45 % des votants, alors qu’une présidentielle réunit près de 80 % des Français. »

3. Départementales : le FN très satisfait

Autre victoire : celle du Front national, qui a obtenu hier son meilleur résultat à des élections locales. Certes, le FN n’est pas devenu le « premier parti de France » ce week-end mais son score confirme sa progression. Sa patronne, Marine Le Pen, ose parler d’un « exploit ».

Dans le détail, le parti d’extrême droite a remporté dès le premier tour le canton de Vic-sur-Aisne dans l’Aisne (53,80 %), celui du Pontet dans le Vaucluse (53,70 %) mais aussi celui de Fréjus dans le Var (51,17 %) et d’Eurville-Bienville en Haute-Marne (50,35 %). On constate qu’il séduit particulièrement dans la Nord, où il sera au second tour dans 37 cantons sur 41 mais aussi dans la Var, où il recueille plus de 30 % des suffrages au total.

Point important, le FN sera présent au second tour dans plus de la moitié des cantons à échelle nationale.

4. Départementales : le PS, une vraie défaite ?

Si on ne prend en considération que les résultats du Parti socialiste, et non de ses alliés, le parti regroupe 21,4 % des suffrages, contre 25 % pour le Front national et 27,5 % pour l’UMP et l’UDI. Un échec puisque le parti avait tout de même réuni 25 % des voix en 2011.

Pour information, le Front de gauche rassemble 4,7 % des voix et Europe écologie les verts seulement 2 %.

Le Premier ministre, Manuel Valls, parle tout de même d’un « score honorable ». Il précise en effet que si l’on rassemble tous les partis de gauche en un seul et même bloc, le score est alors relativement proche de celui de l’UMP/UDI.

Il se réjouit également du fait que l’extrême droite n’ait pas réussi à devenir « la première formation politique de France ». Il appelle d’ailleurs « tous les républicains à faire barrage à l’extrême droite au second tour ». Pour lui « rien n’est (encore) joué ».

Néanmoins, quelques éléments viennent ternir cet élan de positivité. Le PS a certes remporté quinze cantons dès le premier tour mais il est devancé dans plusieurs de ses fiefs, notamment dans le Nord – pourtant tenu par le PS depuis 1998 – où il est éliminé dans 27 cantons sur 41.

5. Départementales : un second tour très attendu

Le second tour des élections départementales aura lieu dimanche prochain, le 29 mars. Plus de 1 500 duels et 314 triangulaires sont attendus. Il y aura même une quadrangulaire en Haute-Vienne, indique le ministère de l’Intérieur.

> Retrouvez tous les résultats de ce premier tour sur Elections.interieur.gouv.fr.

Lire aussi :

Départementales 2015 : qui vote ce week-end ?

Combien coûte un ancien président à l’État ?

Cécile David