Des chiens guéris du diabète

Des chercheurs de l’Université de Barcelone ont réussi à guérir plusieurs chiens atteints du diabète de type 1. Un grand pas selon certains, puisque cela pourrait permettre aux scientifiques de traiter les humains souffrant de cette maladie.

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Des chercheurs barcelonais guérissent le diabète de type 1 chez les chiens ©ThinkStock

Grande trouvaille pour les chercheurs de l’Université autonome de Barcelone (UAB). Dirigés par la directrice du laboratoire Fàtima Bosch, ils ont affirmé, le mois dernier, être parvenus à guérir plusieurs chiens atteints de diabète de type 1. Le quotidien espagnol Público a publié l’étude qui prolongeait les recherches effectuées sur des rats. Grâce à ces résultats positifs, l’étape suivante pourrait être des expériences sur les êtres humains.

Des chiens diabétiques guéris

En effet, les guérisons ont été totales et n’ont pas provoqué d’effets secondaires. Plusieurs spécimens ont subi un seul traitement par thérapie génique, non invasif, puis ont été suivis pendant quatre ans. Le remède consiste en une série d’injections dans les pattes arrières de l’animal à l’aide de petites aiguilles.

Le but est d’activer deux éléments dans les gènes de l’animal : l’insuline, une hormone qui permet de baisser le taux de glycémie dans le corps, et la glucokinase, une enzyme qui régule la captation de glucose. L’action simultanée des deux entraîne le contrôle du taux de glucose dans le sang.

Diabète : un espoir pour l’homme

Ces résultats sont une première pour le diabète et très encourageants. Car si le traitement fonctionne pour de grands animaux, il a des chances de guérir l’être humain. Il faut savoir que le diabète de type 1 est le plus sévère et touche 10 % des personnes diabétiques. Alors que les personnes atteintes du diabète de type 2 ont simplement des cellules avec un récepteur d’insuline inactif, celles atteintes du type 1 ne produisent pas assez d’insuline et y sont donc dépendantes.

Rappelons que le diabète augmente le taux de glucose dans le sang et entraîne des complications au niveau des organes. Cette maladie touche particulièrement les Etats-Unis, la Chine et l’Inde, mais également 50 millions d’Européens, dont 3 millions de Français. Elle pourrait concerner 300 millions de personnes dans le monde en 2025.

Charlotte Loisy