Des jeux cérébraux qui rendent plus intelligent ?

Des chercheurs américains ont conçu des jeux permettant de stimuler le cerveau. D'après les premiers tests, leurs dispositifs permettraient de gagner en intelligence.

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À l'issue du test, des améliorations cognitives ont été observées chez les participants dans les zones du cerveau liées au raisonnement, à l'abstraction et à l'innovation. ©ShutterStock

Imaginez un jeu à l’issue duquel vous seriez plus intelligent… Dans étude publiée fin avril dans la revue Frontiers in Systems Neuroscience, des chercheurs de l’université du Texas, à Dallas, ont présenté un programme d’un nouveau genre baptisé « Gist Reasoning Training ». Il s’agit d’entraînements cérébraux permettant d’améliorer ses performances cognitives. Présentation.

Une amélioration au niveau de la mémoire et de la résolution de problèmes

Ces jeux activeraient des régions précises du cerveau, comme celles liées au raisonnement, à l’innovation et à l’attention stratégique. L’équipe de scientifiques a testé son dispositif sur des adolescents et des adultes en parfaite santé et sur des personnes victimes de lésions cérébrales ainsi que des seniors ayant un risque de développer la maladie d’Alzheimer. Les participants ont dû filtrer différentes informations pour se focaliser uniquement sur l’essentiel. On leur a par la suite demandé d’interpréter ces données, de leur trouver des thématiques communes ou de formuler des synthèses à partir de ce qu’ils avaient vu. Chacun était invité à reproduire l’exercice en dehors des séances encadrées. L’expérience a été menée pendant deux mois, soit une douzaine de sessions de 45 à 60 minutes chacune.

Les résultats de l’exercice sont concluants. À l’issue du test, des améliorations cognitives ont été observées chez les participants dans les zones du cerveau liées au raisonnement, à l’abstraction et à l’innovation. Cela s’est traduit par de meilleures performances au niveau de la mémoire, de la résolution de problèmes et de l’organisation. « Nous avons [constaté] que ce n’était pas l’apprentissage de nouvelles informations qui recrutait d’importants réseaux cérébraux, mais plutôt une gestion de l’information plus poussée, note dans un communiqué Sandra Bond Chapman, coauteur de l’étude. Le fait de réutiliser ces informations différemment augmente la performance cérébrale ».

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Cécile David