Des protéines contre l’AVC

Consommer beaucoup de protéines permettrait de réduire le risque d'accident vasculaire cérébral (AVC). En fonction de l'aliment, le bénéfice serait plus ou moins important.

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Les chercheurs ont remarqué que les personnes consommant le plus de protéines avaient un risque diminué de 20 % par rapport à ceux qui en mangeaient très peu. ©ShutterStock

Œuf, poulet, poisson… Selon une étude menée par des membres de l’Université de médecine de Nanjing (Chine) et parue dans la revue Neurology, une consommation régulière mais modérée de protéines réduirait le risque d’accident vasculaire cérébral (AVC). Ces résultats sont issus de sept études basées sur l’observation d’environ 255 000 personnes pendant dix à dix-huit ans aux États-Unis, au Japon et en Suède.

AVC : préférez le poisson à la viande rouge

Les chercheurs ont remarqué que les personnes consommant le plus de protéines avaient un risque diminué de 20 % par rapport à ceux qui en mangeaient très peu. En moyenne, il faudrait consommer au moins vingt grammes de protéines par jour pour réduire le risque de 26 % d’être touché par un AVC. Les auteurs de cette méta-analyse notent que la source des protéines ingérées joue un rôle important. Par exemple, la viande rouge ne serait pas le meilleur allié contre l’AVC. Il serait préférable de la remplacer par « d’autres sources sources de protéines, tel que le poisson », précise le Dr Xinfeng Liu, l’un des auteurs de l’étude. Il indique également que la protéine animale est plus efficace que la protéine végétale (lentilles, haricots blancs, soja…).

AVC : c’est l’ensemble du régime alimentaire qu’il faut contrôler

En résumé, Dana Martini – une psychiatre américaine qui a commenté l’étude – explique qu’il est important de prendre garde à ce que la proportion de graisses mono-insaturées (huiles végétales, avocat…) soit plus élevée que la proportion de graisses saturées, que l’on retrouve essentiellement dans les aliments d’origine animale (Pourquoi Docteur ?).

Des recherches supplémentaires sont indispensables pour confirmer les bienfaits des protéines. Déterminer un régime de prévention des attaques cardiaques est « aussi compliqué que le sont les divers régimes alimentaires des hommes », concèdent les auteurs de cette méta-analyse. On ne peut se concentrer uniquement sur l’apport en protéine. Il faut prendre en considération l’ensemble du régime alimentaire pour prévenir avec efficacité les risques d’AVC.

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Damien Rigat