Des stages mieux encadrés pour éviter les abus

La ministre de l’Enseignement supérieur, Geneviève Fioraso, souhaite que les stages soient mieux encadrés et limités à 6 mois afin d’éviter les dérives.

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« Nous allons développer la possibilité d'effectuer des stages dans tous les cursus, et également plus tôt, dès la licence », Geneviève Fioraso, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche - Image d'illustration ©ThinkStock

Dans un entretien accordé à Libération et publié ce jeudi 7 mars, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Geneviève Fioraso, annonce que le gouvernement souhaite développer les stages, en prenant soin d’améliorer leur encadrement.

Stages : quels changements sont à prévoir ?

1. Des stages pour tous : « Nous allons développer la possibilité d’effectuer des stages dans tous les cursus, et également plus tôt, dès la licence », annonce la ministre. Le gouvernement constate que, contrairement aux élèves de master, les étudiants en premier cycle à l’université sont peu nombreux à réaliser un stage.

2. Des stages en cohérence avec le parcours de l’élève. « Il ne faut plus de stages en dehors des cursus de formation. »

3. Une durée limitée. Un stage ne pourra pas dépasser les 6 mois. « Ce délai maximum était prévu dans la loi Cherpion de 2011 mais n’était pas appliqué, faute de décret. »

4. La fin des « faux » stages ? La ministre souhaite que les stages soient mieux encadrés afin de limiter les dérives, certaines entreprises recrutant un stagiaire pour, au final, lui demander exactement le même type de travail qu’un salarié embauché. « Certains secteurs, comme la publicité, ont entre 10 et 15 % de stagiaires. Ce n’est pas normal (…) Nous étudions avec le ministre du Travail, Michel Sapin, la possibilité de fixer des plafonds. »

5. Les offres de stages seront l’un « des critères qualitatifs pour l’attribution des dotations d’États aux établissements ».

> Geneviève Fioraso critique l’action de l’ancien gouvernement. Selon elle, la moitié des mesures entreprises par l’ex-ministre, Valérie Pécresse, à propos de l’encadrement des stages est « restée à l’état de vœu pieu car il n’y a pas eu, derrière, les décrets d’application pour les mettre en œuvre ». La ministre assure que cette fois-ci, les décrets nécessaires seront publiés (AFP).

Cécile David