Directeur d’école, métier à risque ?

Selon un sondage publié dans Le Parisien, 49 % des directeurs d'écoles maternelle et élémentaire se sont déjà fait agresser par des parents d'élèves.

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Selon un sondage publié dans Le Parisien, 49 % des directeurs d'écoles maternelle et élémentaire se sont déjà fait agresser par des parents d'élèves. ©ShutterStock

Selon une étude publiée ce mardi dans Le Parisien, près de la moitié des directeurs d’école élémentaire et maternelle se sont fait agresser verbalement ou physiquement par des parents d’élèves courant 2012-2013.

Pour parvenir à ces résultats, Georges Fotinos, ancien inspecteur de l’Education nationale et chercheur à l’Observatoire de la violence à l’école, a remis un questionnaire à 4 000 directeurs d’écoles, soit 10 % du nombre total en France.

Pourquoi se font-ils agresser ?

D’après l’enquête, les agressions surviennent généralement après une punition de l’élève. Il s’agirait principalement de harcèlement (39 %), de menaces (26 %), d’insultes et enfin de coups (0,7 %). Pour l’auteur de cette étude, « cela signifie que certains parents ne reconnaissent plus l’autorité de l’école sur leurs enfants ». . « Les parents nous prennent de plus en plus pour des marchands de savoir : ils exigent un catalogue de prestations, comme si on était un comité d’entreprise », constate Alain Rei, porte-parole de l’association des directeurs d’écoles (GDID). Dans le camp des parents, aussi, les griefs s’amoncellent. « Les profs nous accusent de ne pas suivre nos enfants, mais on ne peut pas tous être à la maison à 17 heures ! », riposte un père de famille dans le quotidien. Et si, en surface, le climat au sein des écoles semble plutôt bon, 40,3 % des directeurs estiment que les liens parents-professeurs se sont détériorés ces dernières années. Pourtant, « toutes les études [ont montré que] lorsque les parents sont impliqués positivement dans la vie de l’école, les résultats des enfants sont meilleurs », rappelle Georges Fotinos.

L’ancien inspecteur interrogera prochainement les chefs des établissements du secondaire ainsi que les parents pour une vision plus large du spectre scolaire français.

Maxime Quéma