Dopage : des pigeons de compétition belges positifs à la cocaïne !

Des pigeons de compétition belges ont été contrôlés positifs au dopage, à la cocaïne notamment, par un laboratoire d’Afrique du Sud, rapporte la presse de Belgique. Une nouvelle qui s’explique par les sommes de plus en plus importantes investies dans le monde de la colombophilie.

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Six pigeons voyageurs belges ont été contrôlés positifs au dopage dont un à la cocaïne ©ThinkStock

Le dopage dans le milieu sportif n’est un secret pour personne. Les chevaux n’ont pas non plus échappé au phénomène tant les sommes investies dans les courses sont importantes. Vous serez en revanche peut-être surpris d’apprendre que les pigeons font aussi partie des « athlètes » du monde animal à se voir injecter des substances illégales par leur propriétaire. La presse belge a révélé ce jeudi les résultats de l’analyse d’une vingtaine d’échantillons commandée par la Royale fédération colombophile belge (RFCB) et effectuée par un laboratoire sud-africain. Au total, six pigeons voyageurs belges ont été contrôlés positifs au dopage dont un à la cocaïne. Pour les autres : antidouleur et antifièvre en guise de substances dopantes.

Jusqu’à 310 000 euros pour un pigeon voyageur

Mais pourquoi ces pigeons étaient-ils « chargés » comme cela ? Il faut dire que la colombophilie est une véritable tradition en Belgique. Des compétitions pouvant atteindre jusqu’à 800 km de long et des salons spécialisés sont régulièrement organisés. Forcément, comme pour le monde de l’hippisme, l’argent a toujours circulé autour des courses. L’attrait pour la colombophilie a cependant largement évolué ces dernières années avec l’arrivée de Chinois fortunés sur ce marché. Ces derniers n’hésitent pas à dépenser des centaines de milliers d’euros pour obtenir les meilleurs spécimens. En mai dernier, un de ces volatiles de luxe nommé « Bolt » a été acheté 310 000 euros !

La colombophilie, en générant de plus en plus d’argent, attire ainsi les convoitises et les pratiques frauduleuses. Il n’est pas rare non plus que des éleveurs soient cambriolés. Même les courses de pigeons n’échappent pas aux dérives du sport business.

Adrien Guiset