Dormir tard ou peu pourrait faire grossir

Etre actif pour perdre du poids, oui... mais pas trop. Selon une étude publiée par la revue Sleep, dormir peu ou tard favorise la prise de poids.

0
1367
Dormir peu pousse à manger davantage la nuit, ce qui favorise la prise de poids. ©ThinkStock

D’après une étude publiée par la revue Sleep, se coucher tard et avoir une restriction chronique du sommeil favorise la prise de poids. En cause : la consommation plus importante de calories durant la nuit.

L’expérience a été menée par une équipe de chercheurs du Laboratoire du sommeil et de chronobiologie de l’hôpital de l’Université de Pennsylvanie. Ils ont observé que les sujets dormant seulement 4 heures entre 4h et 8h du matin pendant 5 nuits consécutives prenaient plus de poids que les sujets témoins qui dormaient 10 heures par nuit entre 22h et 8h du matin.

> Lire aussi : Dormir plus pour grossir moins

Santé : les repas dans la nuit plus caloriques

Les sujets ont enregistré une augmentation globale de l’ingestion de calories lors de la restriction du sommeil, due à une hausse du nombre de repas durant la nuit. La proportion de calories consommées pendant cette période est plus importante qu’aux autres moments de la journée.

« Même si les études épidémiologiques antérieures avaient suggéré une association entre la durée de sommeil et l’obésité, cela nous a surpris d’observer une prise de poids aussi significative lors d’une étude en laboratoire », déclare le principal auteur de l’étude, Andrea Spaeth, du Département de Psychologie de l’Université de Pennsylvanie.

Sommeil et prise de poids : les hommes et les Afro-Américains plus vulnérables

Le groupe observé incluait 225 individus sains, non obèses et âgés entre 22 et 50 ans. On les a assignés au hasard à la restriction du sommeil ou en tant que témoins. Ils ont passé 18 jours consécutifs dans le laboratoire, mangeant à heures régulières mais disposant de la nourriture quand ils le souhaitaient. Ils ne pouvaient faire aucun exercice, seulement des activités sédentaires comme regarder la télévision, lire ou jouer aux jeux vidéo.

Autre trouvaille : les hommes ont pris plus de poids que les femmes, et, parmi eux, les afro-américains plus que les caucasiens. « Les études futures devraient se centrer sur l’identification des mécanismes physiologiques et comportementaux qui sont sous-jacents à cette hausse de la vulnérabilité », précise le Dr Spaeth.

L’Académie nord-américaine de médecine du sommeil (AASM) ajoute que le poids est un facteur de risque à l’apnée du sommeil.

> Lire aussi : Travailler nous fait-il grossir ? 

Charlotte Loisy