Drogues : une salle de shoot ouvrira bientôt à Paris

Matignon a confirmé l’ouverture prochaine d’une salle de shoot à Paris, à titre expérimental. Ce dispositif permettra d’encadrer la consommation de drogues des toxicomanes.

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Le gouvernement autorise la création d’une salle de shoot à Paris. ©ThinkStock

France Culture l’avait annoncé, Matignon l’a confirmé. Le gouvernement autorise la création d’une salle de shoot à Paris. Cette expérimentation sera mise en place par la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et toxicomanies (Mildt) et le ministère de la Santé.

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En octobre 2012, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, avait relancé le débat sur les salles de consommation de drogue – appelées aussi centres d’injections supervisées (CIS) -, actuellement interdites en France. « J’espère que des expérimentations pourront être annoncées avant la fin de l’année » avait-elle déclaré sur BMF TV. Une proposition qui visiblement fait son chemin.

Le maire du 10e arrondissement dit « oui » à l’ouverture d’une salle de shoot

La ministre avait confié à la Mildt une étude de faisabilité des différents projets. Visiblement, la ville de Paris serait prête à tenter l’expérience. Aucun lieu précis n’a encore été indiqué par le gouvernement mais le maire du 10e arrondissement de Paris, Rémi Féraux (PS), s’est montré favorable à l’ouverture d’une salle de shoot près de la gare du Nord. Il espère qu’une salle pourra ouvrir ses portes avant l’été (AFP). « Le quartier de la gare du Nord en a besoin. Cela fera progresser la santé publique et la sécurité publique. »

Salle de shoot à Paris : aucune annonce sur l’emplacement précis

La Ville et la SNCF chercheraient encore le local adéquat. Le 10 décembre 2012, le Conseil de Paris a voté une subvention de 38 000 euros pour permettre à Gaïa Paris, association de prévention et de soin en toxicomanie, de préparer dans de bonnes conditions l‘ouverture d’un futur CIS.

> Les salles de shoot ont été conçues pour encadrer les toxicomanes, en leur proposant de consommer leurs propres produits dans des conditions d’hygiène respectables et sous le contrôle d’un personnel de santé. Les CIS permettent, entre autres, aux toxicomanes d’effectuer les bons gestes lors de la prise d’une drogue par injection, afin d’éviter les dommages veineux. Ce système serait également un moyen de diminuer les troubles à l’ordre public.

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Cécile David