Droit d’auteur : les Clodettes réclament 16 000 euros à la Spedidam

Les danseuses de Claude François attaquent en justice la Spedidam, pour le non versement de leurs droits liés à la rediffusion de leurs shows à la télévision. Jean-Paul Bazin, le président de la société des artistes, dit ne rien avoir à se reprocher.

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Claude François et les clodettes ©Sipa

Les danseuses de Claude François reviennent sur le devant de la scène médiatique, mais pas pour se trémousser, cette fois. Douze d’entre elles attaquent en justice la Spedidam (Société de perception et de distribution des droits des artistes interprètes), pour le non versement de droits liés à la diffusion d’images de leurs spectacles à la télévision. Les Clodettes estiment qu’elles auraient dû percevoir 1 000 euros par an, depuis seize ans, soit 16 000 euros chacune. Elles réclament la nomination d’un expert judiciaire pour examiner les comptes de la Spedidam et déterminer le montant de leurs droits.

« Nous sommes contrôlés chaque année par une commission permanente de la Cour des comptes », explique Jean-Paul Bazin. Le président de la Spedidam ignore « d’où sort ce montant, comment il a été calculé, par qui et pourquoi… » et assure, dans un même temps, n’avoir constaté « aucune erreur dans les calculs de répartition des droits d’auteur » au cours de ces seize dernières années. Pour lui, la Spedidam n’a donc plus rien à verser aux Clodettes.

Le dialogue est rompu entre les Clodettes et la Spedidam

Pourquoi l’affaire ressurgit-elle aujourd’hui, à quelques semaines de la sortie du film Cloclo, retraçant la vie du chanteur ? Pur hasard ou coup de com’ ? Le président de la Spedidam s’interroge. Le combat des Clodettes aurait commencé en 2005. En 2009, leur avocat de l’époque avait interdit à la Spedidam de rentrer directement en contact avec elles, « malgré nos demandes répétées de rencontres et de documents complémentaires pour pouvoir affiner notre travail de répartition », précise Jean-Paul Bazin. Des propos qui contredisent ceux du nouvel avocat des danseuses. « Malgré leurs efforts, les Clodettes n’ont jamais obtenu réponse de la Spedidam » pour établir leurs droits, déplore Me Daniel Richard. Les juges du tribunal de grande instance de Paris tenteront de rétablir le dialogue entre les deux parties pour, qu’enfin, lumière soit faite sur cette affaire.

Julie Toury