Du sang jeune contre la vieillesse

Une étude américaine démontre les bienfaits du sang de souris jeune sur le cerveau d'un rongeur plus âgé. Les scientifiques aimeraient débuter les tests sur l'homme.

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Une étude, publiée le 4 mai dans Nature Medicine, explique que la transfusion de sang de jeunes souris aurait un effet revigorant sur le cerveau des rongeurs plus âgés. ©ShutterStock

Lutter contre les effets du vieillissement est l’une des plus grandes obsessions scientifiques. Une étude, publiée le 4 mai dans Nature Medicine, explique que la transfusion de sang de jeunes souris aurait un effet revigorant sur le cerveau des rongeurs plus âgés. Explications.

Bientôt un test sur l’homme ?

Dans la revue, l’équipe de l’Ecole de Médecine de l’Université de Californie explique qu’ « il y a sûrement quelque chose de spécial dans le sang jeune qui permet d’améliorer de nombreux aspects du vieillissement ». Selon Saul Villeda, principal auteur de l’étude, le recherches auraient été tellement concluantes qu’il serait désormais « justifié » de les étendre à l’homme.

Au cours de leur expérience, les scientifiques ont injecté du plasma de souris jeunes (trois mois) à un groupe de rongeurs de dix-huit mois. Ils ont également fait des injections (huit en quinze jours) de plasma de souris de dix-huit mois sur une population de rongeur du même âge. Conclusion : les transfusions de sang jeune ont amélioré les performances cognitives des souris testées. L’un des tests consistait à mesurer la capacité des souris à se souvenir d’indices indiquant la position de plateformes cachées sous l’eau. « Les souris âgées traitées avec le plasma jeune pouvait localiser plus facilement la plateforme cachée », explique Saul Villeda.

L’équipe a également constaté des changements dans la structure du cerveau des souris, et notamment une augmentation du nombre de sites où les neurones établissent des connexions. « Nos données démontrent que l’injection de sang jeune contrecarre le vieillissement au niveau moléculaire, structurel, fonctionnel et cognitif de l’hippocampe (zone du cerveau sensible au vieillissement)», souligne l’étude.

Mathilde Bourge