Emploi: des jobs en or

Ah, les salariés vernis! Ils ne sont pas forcément riches, mais glanent une prime par-ci, un voyage par-là ; décrochent une place en crèche en claquant des doigts ; prennent leur calculette pour compter leur RTT… Sans rougir, on les envie. Mais qui sont-ils et surtout, qui les emploie?

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&Ccedila tremble, mais ça tient bon. En novembre dernier, le personnel d’Air France a eu peur de se voir sucrer ses voyages gratis ou presque. Mais tout est rentré dans l’ordre. Nombreuses sont encore les niches où il est possible, entre autres, d’acheter une voiture neuve à – 25% de voyager à l’oeil de s’offrir des vacances en famille à des prix défiant toute concurrence.

Les avantages des grandes entreprises

A l’heure où les salaires stagnent, ces avantages sont précieux. Et certains les chassent sans complexes. Leur cible: les grandes entreprises. Car le seuil de 50 salariés ouvre droit à la mise en place d’un CE (comité d’entreprise) et à un dispositif de participation qui permet aux salariés de toucher une partie des bénéfices. La participation, instituée en 1967, bénéficie à plus de 5 millions de salariés qui glanent en moyenne 1.500€ par an. Autre apanage de certaines grosses boîtes, les RTT, qui font toujours débat, restent un avantage auquel les salariés tiennent. 57 % des personnels du privé et 61% du public ne veulent pas que l’on touche à la durée légale du temps de travail (sondage Ouest-France).

Treizième mois et conciergerie

L’intéressement mis en place en 1959 relève, lui, du bon vouloir de l’entreprise. Quant aux primes, boosters de salaires, la plupart sont inscrites dans les multiples conventions collectives. On y trouve de tout: primes d’habillement dans les métiers où la représentation compte, primes de risques, mais aussi des treizièmes mois.
Et certaines boîtes préfèrent chouchouter leurs salariés en flattant leur cadre de travail : salles de sports, massages, conciergeries, crèches, etc. Objectif: le salarié doit se sentir à l’aise sur son lieu de travail. Peut-être pour être plus productif?

Rémunérés par leurs fournisseurs

Aujourd’hui, les formes de rémunération se diversifient et il est courant que des salariés bénéficient d’ avantages en espèces ou en nature fournis par des personnes qui ne sont pas leur employeur. Les vendeurs des grandes enseignes reçoivent ainsi bons d’achat ou produits de leurs fournisseurs. La loi de financement de la Sécurité sociale 2011 (article L242-4) les considère comme une rémunération soumise à cotisations et contributions sociales pour l’employeur et comme imposables pour le salarié.

La rédaction