Enquête sur ses usagers : Facebook présente ses excuses

Fin juin, on apprenait qu'une étude avait été réalisée par Facebook sur près de 700 000 de ses utilisateurs, sans prévenir les principaux intéressés. Le réseau social fait aujourd'hui son mea-culpa, expliquant avoir « vraiment mal communiqué ».

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Peu d'utilisateurs français sont concernés puisque l'étude a été menée sur des comptes réglés en langue anglaise. ©ShutterStock

Le 30 juin, les internautes ont découvert que Facebook avait mené une enquête sur 689 003 de ses utilisateurs, sans les avertir. L’objectif de cette expérience était d’étudier la « contagion émotionnelle » sur le réseau social. Une révélation surprenante, qui a inquiété de nombreux adeptes du site. Le 2 juillet, la directrice des opérations de groupe, Sheryl Sandberg, a tenté d’apaiser la situation : « Nous avons très mal communiqué à ce sujet et à ce titre, nous vous présentons nos excuses ». Interviewée sur une chaîne de télévision indienne, elle a rappelé que l’entreprise prenait « très au sérieux la question de la vie privée au sein de Facebook » et que le site « se conformera à toutes les lois en vigueur ».

Étude Facebook : Les régulateurs d’internet européens veulent en savoir plus

Au cours de l’expérience, qui a duré une semaine, le fil d’actualité des utilisateurs concernés a été modifié. Les auteurs de l’étude ont réduit l’apparition des statuts négatifs pour certains et affiché moins de statuts positifs pour les autres. Selon Reuters, le régulateur britannique d’internet (l’Information Commissioner’s Office – ICO) aurait ouvert une enquête. « Nous allons discuter avec Facebook (…) afin de mieux comprendre les circonstances », a déclaré hier Greg Jones, porte-parole de l’ICO.

Pour l’instant, l’organisme explique ne pas posséder suffisamment d’éléments pour savoir si le réseau social a enfreint la loi. Si tel était le cas, il pourrait le contraindre à modifier ses conditions générales d’utilisation et lui imposer une amende pouvant atteindre 630 000 euros.

La Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) a indiqué à 01net.com qu’elle était en concertation avec ses homologues européens sur ce dossier. Elle assure que peu d’utilisateurs français sont touchés puisque l’étude a été menée sur des comptes réglés en langue anglaise. Néanmoins, les usagers se sentant concernés peuvent lui adresser une plainte.

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Cécile David