Enseignement : création de 1 000 postes de remplaçant à la rentrée

Vincent Peillon a annoncé la création de 1 000 postes de remplaçant pour la rentrée prochaine. Le ministre souhaite, par cette initiative, résoudre les situations où certains élèves se retrouvent plusieurs semaines sans enseignants.

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Vincent Peillon, ministre de l'Education nationale ©Sipa

Vincent Peillon a annoncé la création de 1 000 postes d’enseignants remplaçant pour la rentrée 2013. « Sur les 6 770 créations prévues pour la rentrée 2013, nous créerons 1 000 postes de remplaçant : 720 pour le primaire et un peu plus de 280 pour le secondaire. Même si le problème est national et que nous agirons partout, l’effort sera ciblé sur les académies les plus en difficulté : Lyon, Versailles, Bordeaux et Créteil évidemment, qui bénéficiera de 119 remplaçants en plus en primaire et 115 pour le secondaire », a détaillé le ministre de l’éducation nationale.

Il arrive en effet que certains professeurs soient absents pendant plusieurs semaines (maladies, congé maternité etc.) sans être remplacés. Une situation jugée « inacceptable » par Vincent Peillon qui ajoute que « quand un enseignant absent n’est pas remplacé au collège ou au lycée, c’est déjà assez préjudiciable, mais l’élève peut au moins continuer à aller en cours dans les autres matières », ce qui n’est pas le cas des primaires, qui n’ont qu’un seul professeur pour toutes les disciplines. « C’est très vite intolérable. Je comprends parfaitement l’impatience et l’indignation des familles dont l’enfant n’a pas de professeurs pendant plusieurs semaines malgré le dévouement des personnels. »

Une « dette éducative léguée par la droite »

Dans son discours, le ministre de l’Education nationale a rappelé qu’entre 2007 et 2012, 80 000 postes ont été supprimés dans l’éducation nationale. Il a également relevé « une diminution de 40 % des effectifs disponibles pour le remplacement ». Selon V. Peillon, cette « dette éducative léguée par la droite » a eu des « conséquences dramatiques dans certains départements, comme la Seine-Saint-Denis ». Un collectif de parents a d’ailleurs calculé qu’entre l’âge de 3 et 16 ans, un élève de ce département perd, en moyenne, l’équivalent d’une année scolaire, faute de remplaçants.

Maxime Quéma