Epidémie Ebola : le cas de la France et de l’Europe

Deux Américains touchés, un virologue décédé, le virus Ebola inquiète mais l’Europe et la ministre de la Santé, Marisol Touraine, se veulent rassurants. Le risque reste « infime » pour que l'épidémie touche l’Europe.

0
1546
Aucune restriction de voyage n'a été mise en place ©Sipa

Si le virus Ebola a été découvert il y a près 40 ans, en 1976, il aura fallu seulement quelques jours pour qu’il cause le décès de 660 personnes en Afrique de l’Ouest. Depuis l’apparition des premiers cas en Sierra Leone, en Guinée et au Liberia, l’épidémie de fièvre hémorragique ne cesse d’inquiéter le monde.

La France a les moyens d’y faire face

Très contagieus et sans vaccin connu, la personne touchée doit être isolée et bénéficier d’un traitement rapide. La période d’incubation peut durer jusqu’à 21 jour et le virus Ebola est fatal dans 25 % à 90 % des cas. Personne n’y échappe, pas même les médecins sur place : deux américains ont été contaminés et le virologue Omar Khan est décédé mardi 29 juillet après avoir contracté le virus.

« Cette épidémie est sans précédent, absolument pas sous contrôle et la situation ne fait qu’empirer, puisqu’elle s’étend encore » constate le Dr Bat Janssens directeur des opérations de Médecins Sans Frontières. Pour autant, l’Union Européenne se veut rassurante : « On ne peut pas écarter la possibilité qu’un cas parvienne en Europe, mais l’Union Européenne a les moyens de dépister et de contenir rapidement l’épidémie » assure Bruxelles.

Il faut préparer les pays voisins

Même son de cloche du côté français. Si aucune restriction de voyage n’a été mise en place, le Ministère de la Santé et celui des Affaires Etrangères ont « établi des recommandations pour ceux qui se rendant dans les pays concernés », assure Marisol Touraine, ministre de la Santé. Et dans le cas où la France serait concernée par un cas d’infection du virus Ebola, « la France a les moyens d’y faire face. Nous avons des professionnels de santé remarquables et nous avons les équipements » adaptés.

L’inquiétude reste donc centrée sur les pays africains : « Le problème est de préparer les pays voisins, notamment la Cote d’Ivoire, et même plus lointain ». Avec sa longue période d’incubation et les gens qui voyagent, le risque est très élevé.

Laurie Ferrère