Facebook fait son entrée en Bourse

Vendredi 18 mai, Facebook fait son entrée sur Nasdaq, la bourse américaine des valeurs technologiques. Le réseau social bat déjà des records.

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Facebook est entré en Bourse ©Sipa

La presse économique ne parlait que de cela, c’est désormais chose faite : Facebook entre en Bourse, vendredi 18 mai.

Le réseau social et ses 900 millions d’amis valent leur pesant d’or et les actionnaires en redemandent déjà. Avec son entrée au Nasdaq, la bourse américaine des valeurs technologiques, Facebook a déjà convaincu 421 millions d’actionnaires…mais cela semble insuffisant.

Avec une action tournant autour de 35 dollars, l’entreprise dit vouloir en augmenter le nombre pour répondre à la demande des investisseurs. Le réseau social de Mark Zuckerberg a déjà annoncé vouloir mettre sur le marché 484 millions d’actions si cela est nécessaire.

Des chiffres records

Avec une levée de fonds de 18 milliards de dollars (14 milliards d’euros), la valorisation globale de Facebook s’élève aujourd’hui à 100 milliards d’euros. C’est nettement plus que Google, qui était à 24 milliards de dollars lors de son entrée en bourse, en 2004.

Les estimations sur l’année 2012 du réseau social sont largement dépassées, puisque Facebook a fait 60 fois les bénéfices attendues, et devrait faire 40 fois ceux évalués pour 2013.

Des chiffres records, puisque normalement, la valorisation des entreprises cotées sur Nasdaq rapporte un peu moins de 20 fois les bénéfices.

Facebook plus fort que Boeing

Facebook devrait peser en Bourse le double de Boeing, alors que le réseau social a « seulement » 3 500 salariés, quand le constructeur d’aéronautique emploie 160 000 personnes.

Cela s’explique par le fait que Facebook a généré des dizaines de start-up et la création de milliers d’applications, conçues uniquement pour le réseau social.

L’université du Maryland avait d’ailleurs publié une étude, intitulée « économie des applications », qui estimait que la création générée par Facebook s’élevait à 182 000 emplois, soit 12,19 milliards de dollars directement injectés dans l’économie américaine.

Mathilde Bourge