Facebook teste des applications payantes

Facebook veut lancer des applications payantes et teste pour l’instant cette possibilité sur le réseau social de Nouvelle-Zélande.

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2027
Facebook pourrait lancer des applications payantes ©Sipa

À une semaine de son entrée en Bourse, Facebook pourrait avoir mis la main sur une nouvelle source de revenus. Le réseau social devrait prochainement proposer à ses utilisateurs d’installer des applications payantes, comme c’est actuellement possible sur l’iPhone ou sur les Smartphones Android. Pour tester cette possibilité, un pilote vient d’être lancé par Facebook sur son réseau en Nouvelle-Zélande. Il s’agit pour l’instant de la mise en avant de statuts en contrepartie d’une contribution financière, par PayPal ou carte bancaire allant de 0,40 à 2 dollars soit de 0,30 à 1,50 euro.

Actuellement les applications à disposition sur Facebook sont gratuites, mais cela ne signifie par forcément qu’il n’en coûte rien aux utilisateurs. S’il n’existe pas encore d’applications payantes, pour se rémunérer, le réseau propose des options payantes. Ce modèle désigné par le terme «freemium», fonctionne en deux temps : une utilisation normale de l’application gratuite et une possibilité d’acheter des options pour aller plus loin. Ce modèle séduit surtout les joueurs de jeux vidéo qui achètent des «biens virtuels» pour améliorer les capacités de leurs personnages.

Générer de nouveaux revenus et réduire la dépendance publicitaire

Facebook pourrait proposer des services annexes payants à ses 900 millions de membres actifs afin de générer une nouvelle source de revenus. Les utilisateurs intéressés pourraient bénéficier d’une visibilité accrue sans nuire à leur confidentialité. Ainsi les publications, notamment celles qui ont vocation à apparaître dans la Timeline des amis seront plus visibles.

Mais le réseau social chercherait aussi par ce biais à réduire sa dépendance à la publicité. Cette source de revenus représentait 17,5% de son chiffre d’affaires l’année dernière. Sur l’iPhone, environ 80% des 25 applications les plus rentables du moment ont adopté le modèle «freemium » c’est donc vers cette solution que devrait se diriger Facebook.

« Nous devrions rapidement mettre en place un certain nombre de fonctionnalités » précise un porte-parole du réseau social.

Maëla Priolet