Faut-il décompter les paroles des non politiques ?

L’avis des people et autres sur la politique pourrait bien ne plus compter pour du beurre…

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Claude Serillon et Michel Drucker sur le plateau de Vivement Dimanche ©Sipa

POUR décompter les paroles des non politiques :

Christine Kelly, membre du CSA, en charge du pluralisme  :
« Téléspectateurs et citoyens sont influencés dans leur vote par ce qu’ils voient ou entendent à la télévision ou à la radio. Dès lors, il est normal que le temps de parole des personnalités publiques ou des anonymes qui appellent clairement à voter pour tel candidat soit comptabilisé. Ce sont les règles du pluralisme instaurées par la loi. Et quand le CSA n’intervient pas, les chaînes dictent des règles parfois plus strictes que n’aurait proposé le CSA. Il en va de même pour Laurent Ruquier qui s’impose de recevoir tous les candidats dans son émission, alors que nous demandons un équilibre par chaîne et non émission par émission. »

CONTRE décompter les paroles des non politiques :

Claude Sérillon, journaliste et chroniqueur à Vivement dimanche sur France 2 :
« Je suis contre ce décompte, que ce soit pour les politiques ou les autres. Calculer le temps de parole en faveur d’un candidat, c’est ridicule et inutile. Car s’exprimer à 20 heures, à minuit ou dans la matinée est différent. Cette règle pouvait être utile à l’époque où il n’y avait que deux chaînes contrôlées par le pouvoir. A l’heure d’Internet et des réseaux sociaux, astreindre les télés et les radios à ce calcul n’a pas de sens. Il y a beaucoup de pays où ce décompte n’existe pas. Il faut faire confiance aux journalistes, leur donner une vraie responsabilité et une liberté de travail et puis parier sur l’intelligence du public. »

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Rédaction