Fenêtres ouvertes : surveillez vos enfants !

La moitié des chutes d'enfants par une fenêtre aurait lieu malgré la présence de protections. Plus préoccupant, dans quatre cas sur cinq, un adulte étant présent dans le logement au moment de l'accident.

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Dans 62 % des cas recensés par l'étude, l'enfant était âgé de moins de 6 ans. - crédit photo : gjp311 ©ThinkStock

Les beaux jours arrivent. On déjeune sur le balcon, on ouvre grand les fenêtres… L’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes) en profite pour rappeler combien il est important de toujours garder un œil sur ses enfants. « Verrous, poignées verrouillables, entrebâilleurs, bloque-portes, et barrières qui font office de garde-corps… ne suffisent pas et ne remplacent jamais la vigilance d’un adulte », insiste l’organisme dans un communiqué diffusé le 7 avril. Les défenestrations d’enfants ont en effet souvent lieu alors même qu’un adulte est présent dans le logement.

Défenestrations : la plupart des enfants ont moins de six ans

L’Inpes base ses propos sur une étude menée en 2013 par l’Institut national de veille sanitaire (InVS) et l’hôpital Necker-Enfants malades de Paris, réalisée en Île-de-France, en Provence-Alpes-Côte d’Azur et dans le Nord-Pas-de-Calais. Entre le 15 mars et le 15 octobre 2013, 76 enfants de moins de quinze ans ont fait une « chute accidentelle de grande hauteur » dans ces trois régions. Parmi eux, neuf sont décédés et huit présentaient des séquelles un mois après l’accident, dont trois des séquelles importantes. Dans 62 % des chutes, l’enfant était âgé de moins de 6 ans. La plupart du temps (70 %), il s’agissait d’un garçon.

Fenêtres : une protection n’est pas toujours fiable

50 % des défenestrations se sont produites alors que la fenêtre était équipée d’une protection ou qu’un meuble ou un objet se trouvait sous l’ouverture. Dans la grande majorité des cas (un sur cinq), un adulte se trouvait dans le logement au moment des faits.

La même enquête avait été réalisée en 2005 et en 2006. Le nombre de chutes est en baisse (106 en 2006) mais il reste toujours trop important. L’Inpes a décidé de communiquer une nouvelle fois sur le problème en insistant sur le fait qu’il ne faut jamais laisser un enfant seul, ou sous la responsabilité d’un autre enfant, près d’une fenêtre ouverte ou sur un balcon. « Il faut se mettre dans sa tête, explique Thanh Le Luong, directrice générale de l’institut. S’il entend des bruits à l’extérieur, il cherchera à voir ce qu’il se passe. »

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Damien Rigat