Fermeture de Megaupload : le téléchargement illégal a chuté de moitié

D’après une étude Ifop réalisée pour Clubic et publiée ce mercredi, 48% des internautes français ont déclaré avoir arrêté de télécharger illégalement depuis la fermeture du site de streaming et téléchargement Megaupload.

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Fermeture de Megaupload : le téléchargement illégal a chuté de moitié ©SIpa

La fermeture de Megaupload a donné un sérieux coup de frein au téléchargement illégal. C’est en tout cas ce qui ressort d’une étude Ifop réalisée pour le site spécialisé dans les nouvelles technologies Clubic.com auprès de 1 249 internautes français et publiée ce mercredi. Il en ressort qu’environ un mois après la fermeture du célèbre site de téléchargement et streaming, le nombre d’internautes qui téléchargeaient illégalement sur internet a chuté de moitié.

En effet, d’après le sondage, 37% des participants ont déclaré qu’ils téléchargeaient illégalement : 8% régulièrement, 12% occasionnellement et 17% assez rarement. Sur ce total, 48% ont avoué avoir arrêté de télécharger frauduleusement depuis la fermeture du site de Kim « Dotcom » Schmitz, 22% continuent le téléchargement illégal et 31% ont diminué leur pratique.

86% de pirates réguliers continuent de télécharger illégalement

Pour ceux qui se réjouiraient de ces chiffres, Jean-Philippe Dubrulle de l’Ifop tient à les modérer : « ces résultats incluent les personnes qui téléchargent de manière occasionnelle. Si l’on s’en tient uniquement aux ‘pirates’ réguliers, le constat est tout autre : 86% d’entre eux vont continuer à télécharger, et près d’un sur deux ne compte pas pirater moins qu’avant ».
Il n’en reste pas moins, toujours d’après lui, que « la fermeture du site a eu un certain caractère dissuasif en matière de téléchargement et de streaming illégal ».

Cette baisse du téléchargement illégal devrait continuer de profiter à la télévision de rattrapage (Mytf1, M6Replay…) et aux offres légales payantes même si 85% des sondés les trouvent trop chères et pas assez étoffées pour 69% d’entre eux. La fin de la récupération de contenu de façon illégale n’est donc pas pour demain.

Adrien Guiset