Fête des grands-mères : d’où viennent leurs expressions ?

Les expressions des grands-mères sont souvent des dictons offrant conseils pratiques et vérités toutes faites à leurs petits-enfants. À l'occasion de leur fête ce dimanche 2 mars, explorons les origines de trois d'entre elles.

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Les expressions de nos grands-mères trouvent leurs origines dans l'Histoire de France. ©Fotolia

« C’est dans les vieilles marmites qu’on fait les meilleures soupes », « c’est pas la p’tite bête qui mange la grosse », « faire ça ou peigner la girafe » ou encore « il pleut comme vache qui pisse ». Qui n’a jamais entendu ces phrases dans la bouche de sa grand-mère ? Très imagées, ces expressions sont entrées dans le langage courant. Mais d’où viennent-elles ?

Leurs origines sont bien souvent historiques, ou du moins, elles trouvent leur sens dans une pratique culturelle ancienne. Par exemple, lorsque vous entendez « chaque pot a son couvercle », vous pensez à une simple métaphore évoquant l’âme-soeur. Or, on sait que les pots étaient autrefois tournés à la main par le potier. Les dimensions n’étaient donc pas toutes les mêmes, c’est pourquoi on parlait d’un couvercle bien précis pour chaque pot fabriqué.

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Fête des grands-mères : de drôles d’expressions

Moins connue, l’expression « c’est pas sage de courir le guilledou » vient d’un mot qui n’est désormais plus usité. « Guildrou » (ou « guildron ») ferait référence à un « loup du soir », un homme ou une femme fréquentant des lieux malfamés la nuit venue. On donnait même les prénoms Gilles ou Guillaume aux hommes infidèles. Aujourd’hui, « courir le guilledou » signifie multiplier les aventures amoureuses.

Quant à l’expression « payer en monnaie de singe », elle daterait du Moyen-Age. À l’époque, les marchands devaient payer un droit de passage sur l’île de Notre-Dame pour arriver à la Cité. On dit que les jongleurs possédant un singe payaient en nature en faisant danser leur animal, d’où l’expression actuelle.

Ces trois exemples montrent que les origines des expressions de nos grands-mères sont bien souvent historiques et se sont transmises de génération en génération durant des siècles. Alors pour faire perdurer les traditions, entraînez-vous à répéter cette expression venue de l’Ouest de la France : « Le temps s’abernaudit il va cheut une eurnapé ».

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Charlotte Loisy