Fish pédicure : une publicité interdite par l’ANSM

L'ANSM a interdit une publicité pour la fish pédicure. L'annonce évoquait des bénéfices qui n'ont jamais été prouvés scientifiquement.

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Photo : « Fish pédicure », © Rufafish, 35 euros la « fish pédicure » simple de 20 minutes ©DR

Nouvel avertissement contre la « fish pédicure ». Après un avis défavorable de l’agence de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), c’est au tour de l’agence nationale du médicament (ANSM) de mettre en garde les consommateurs. L’ANSM a en effet pris la décision d’interdire une publicité vantant les mérites de ce soin si particulier. D’après l’agence, les annonceurs, qui évoquaient les bénéfices de cette pratique, ne s’étaient en réalité basés sur aucune preuve scientifique.

La publicité, lancée par la société Fish’n Feet, annonçait sur son site que « le Garra (un poisson friand des peaux mortes), tout en nettoyant en profondeur vos pieds, libère une enzyme, le dithranol, connue pour limiter la propagation des symptômes de certaines maladies de peau et pour stimuler la production de cellules jeunes ». L’annonce avançait également que « les micro-succions du Garra [avaient] un effet stimulant sur votre circulation et [assuraient] un drainage efficace des pieds ». Or, selon l’ANSM, aucun de ces bénéfices n’a été prouvé scientifiquement. L’institut Fish’n Feet a finalement supprimé l’annonce de son site, avant de préciser que ses « prestations ne sont en aucun cas des actes médicaux et n’ont aucune vocation thérapeutique. Il ne s’agit que de détente, de bien-être et de beauté du pied. »

Fin avril, l’Anses alertait déjà les consommateurs d' »un risque de transmission d’agents pathogènes d’origine humaine ou animale » par l’eau, pour les « populations sensibles à risque plus important ». La « fish pédicure » était donc déconseillée aux diabétiques, immunodéprimés et aux personnes présentant des lésions cutanées aux pieds. L’Anses réclamait finalement un « encadrement strict » pour cette pratique qui n’est aujourd’hui soumise à aucune règle sanitaire spécifique.

Maxime Quéma