François Hollande enfariné lors d’un discours sur le mal-logement

Hier, lors d'un discours sur le mal-logement qu'il tenait à la fondation Abbé Pierre, le candidat socialiste François Hollande s'est soudainement retrouvé noyé dans un nuage de farine... Explications et images.

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françois hollande enfariné ©DR

François Hollande aura eu un petit avant-goût de la Chandeleur, hier, lors du discours sur le mal-logement qu’il tenait Porte de Versailles, à Paris. Juste après son allocution portant sur le rapport annuel de la fondation Abbé Pierre sur le mal-logement, une femme âgée de 45 ans est monté sur l’estrade avec un paquet de farine sous le bras. Le candidat était en train de signer le « contrat social » rédigé par cette Fondation pour demander « un véritable changement d’orientation des politiques » de logement, lorsqu’il s’est soudainement retrouvé « noyé » dans un nuage de poudre blanche. Le visage, le costume, les feuilles du discours… tout y est passé. Des sifflets ont immédiatement retenti dans l’assemblée, tandis que François Hollande a gardé un étonnant sang-froid. La femme, originaire de Lille, a aussitôt été plaquée au sol par les vigiles avant d’être remise aux mains de la police et placée en garde à vue au commissariat du XVe arrondissement pour « faits de violence sans ITT » (interruption temporaire de travail).

L' »enfarineuse », qui s’appelerait en fait Claire Séguin, serait elle-même victime du mal-logement. Sur son blog, unmicrosousvotreoreiller.unblog.fr, elle critique la politique socialiste appliquée à Lille. Elle se déclare « absolument à bout de ressources parce que la loi n’est plus appliquée ». En plus de la farine, elle a laissé sur son passage, hier, des tracts dénonçant « de très graves atteintes à (ses) droits humains fondamentaux ». En tout cas, son message aura été entendu et surtout vu, la vidéo faisant le buzz sur la Toile depuis hier…

François Hollande accepte « les risques du métier »

Interrogé à la fin de son intervention, François Hollande a totalement dédramatisé l’incident : « le principal c’est d’avoir délivré le message que je voulais prononcer sur le logement et d’avoir été très bien accueilli par cette fondation ». Le candidat socialiste à la présidentielle ne veut pas entendre parler de sécurité renforcée à son égard : « je prends les risques qu’un candidat doit prendre si je veux aller vers vous (ndlr : les journalistes), aller vers les Français (…), dans les assemblées où il y a beaucoup de monde… Je me prends mes responsabilités et mes risques ». Son entourage a néanmoins confié que davantage de policiers seront mobilisés lors de ses prochains déplacements.

De son côté, Eva Joly a elle aussi été victime de menaces, mais d’un autre genre. La candidate Europe Ecologie – Les Verts aurait récemment reçu un courrier contenant une balle de revolver. On préfère l’attaque à la farine, plus bon enfant.

Julie Toury