Fruits et légumes : pourquoi les prix grimpent-ils autant ?

Le coût des fruits et légumes flambe. En moyenne, le prix des premiers a grimpé de 14 % par rapport à l'année dernière, quand celui des seconds a augmenté de 17 %.

0
1836
Le prix des fruits a augmenté de 14 % par rapport à l'année dernière ©ThinkStock

Manger cinq fruits et légumes par jour commence à coûter cher. D’après les résultats de l’observatoire réalisé par Familles Rurales, le coût des premiers a augmenté de 14 %, tandis que le prix des seconds a grimpé de 17 % par rapport à l’été dernier. Le temps désastreux du printemps dernier serait la principale cause de cette flambée des prix.

Lire aussi : Moins de fruits à cause du mauvais temps ?

Les aliments ayant subi la plus forte augmentation sont :

– Les courgettes : +32,64 % à 1,91 euro le kilo ;

– les poires : + 31,43 % à 3,22 euros ;

– les pommes : +30,41 % à 2,53 euros.

Le prix d’autres fruits et légumes, comme les abricots, le melon, les aubergines ou les haricots verts, ont aussi grimpé de plus de 20 %. Au contraire, la cerise est le seul aliment dont le coût a reculé : – 12,42 % par rapport à l’année dernière.

Le bio n’est pas épargné par la hausse des prix

Si les fruits et légumes coûtent de plus en plus cher, que dire des aliments bio ? En moyenne, les fruits « traditionnels » coûtent 3,78 euros le kilo, contre 6,41 euros pour les bio. Du côté des légumes, les certifiés AB s’élèvent à 3,83 euros contre 2,21 euros pour les « conventionnels ».

Mieux vaut-il acheter local ?

Et cette hausse des prix n’est pas pour aider les agriculteurs locaux. En moyenne, un panier composé d’un kilo de 8 fruits et 8 légumes coûte 43,05 euros en hard-discount, 51,57 euros en supermarché et 55,24 euros sur le marché. Il est en effet plus intéressant pour le porte-monnaie d’acheter dans les grandes surfaces qui proposent plus de produits étrangers, dont 10 sur 16 sont moins chers que les fruits et légumes français. Pour autant, l’association « incite les consommateurs à opter pour des fruits et légumes de proximité, en appui aux producteurs locaux, et de saison, écologiquement plus responsables ».

Mathilde Bourge