Garde d’enfants : un coup de pouce financier pour les foyers modestes

Les familles les plus modestes n'auront plus à avancer les frais d'assistance maternelle. L'aide de la CAF sera directement versée à la personne ou l'établissement en charge de leurs enfants.

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Environ 140 000 foyers français bénéficieront de l'aide pour la garde d'enfants ©ThinkStock

Les foyers les plus modestes pourraient bien être soulagés d’un poids financier : celui de la garde d’enfants. Jusqu’à présent, les familles qui bénéficiaient d’une aide allouée par la Caisse d’allocations familiales (CAF) devaient avancer les frais de garde, avant d’être remboursées. Mais un amendement au projet de loi sur l’égalité entre les hommes et les femmes, présenté lundi au Sénat, va peut-être changer cela.

Aide à la garde d’enfants : comment ça marche ?

L’information a été publiée par le Journal du Dimanche et confirmée ce lundi 16 septembre par Dominique Bertinotti, ministre déléguée chargée de la Famille. En clair, les familles bénéficiant d’une aide financière n’auront plus à avancer l’argent qu’elles devaient toucher plus tard. La CAF versera directement cette aide à l’assistance maternelle adéquate.

D’après le JDD, cette aide représente presque 85 % du prix d’une assistante maternelle, soit 458 euros pour un enfant de moins de 3 ans et 229 euros pour un petit âgé de 3 à 6 ans. Une somme « non négligeable », rappelle Dominique Bertinotti. Environ 140 000 foyers français en bénéficieront, dont 58 000 familles monoparentales. Elle sera versée aux ménages avec deux enfants touchant moins de 23 480 euros par an (ou 20 706 euros avec un enfant).

« Actuellement, plus de 90 % des enfants des familles les plus modestes sont gardées par leurs parents, faute de places en crèche ou parce que le coût de l’assistance maternelle est trop élevée », a regretté la ministre. Selon elle, ce système offrira une solution « gagnant-gagnant » qui permettra aux familles modestes « d’avoir recours à une assistante maternelle sans que cela grève leur budget mensuel » et à l’assistance maternelle d’être « assurée du versement de son salaire en temps et en heure ».

Mathilde Bourge