Google et Novartis : une possible commercialisation de la lentille connectée

Google, le géant d’internet et le laboratoire suisse Novartis annoncent avoir signé un accord pour le développement d’une lentille connectée. Un dispositif qui pourrait changer la vie des diabétiques.

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Les lentilles connectées pourront améliorer le quotidien des personnes presbytes qui ne peuvent plus lire sans lunettes ©ShutterStock

« Associer la technologie avancée et les connaissances étendues de la biologie pour répondre à des besoins médicaux non satisfaits ». Voilà toute l’ambition que ne cache pas Joseph Jimenez, le directeur général de Novartis. Difficile d’être moins enthousiaste quand on sait que Google, le géant d’internet a signé un accord avec le laboratoire suisse pour le développement et la commercialisation future d’une lentille connectée.

Le projet initial avait été présenté en janvier dernier par le Google Lab. Ces lentilles d’une nouvelle génération auront la capacité de mesurer la présence de glucose dans le liquide lacrymal et télétransmettront directement les données sur un récepteur mobile, explique Novartis. Ainsi, chaque malade pourra suivre tous les jours et en temps réel son taux de glucose, sans avoir à se piquer.

Lentilles connectées : une commercialisation d’ici cinq ans

« Il s’agit d’une étape clé pour nous d’aller au-delà des limites de la gestion de la maladie traditionnelle, à commencer par l’œil », poursuit le PDG de Novartis. Car l’intérêt du laboratoire suisse ne s’arrête pas là. Avec cette lentille connectée, ils espèrent bien aider les patients diabétiques à gérer leur maladie, mais également, améliorer le quotidien des personnes presbytes qui ne peuvent plus lire sans lunettes. La lentille connectée aura aussi le potentiel de fournir une correction de vision accommodante pour aider à rétablir l’autofocus naturelle de l’œil sur les objets proches.

Google, le laboratoire Novartis et sa filière spécialisée Alcon envisagent ainsi une commercialisation des lentilles connectées d’ici cinq ans. Un contrat qui risque d’être rentable et de changer la donne en médecine puisqu’on estime dans le monde à 382 millions, le nombre de personnes atteintes de diabète.

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Laurie Ferrère